Par Eric Branca
Une relaxe pour Dominique de Villepin, mais un appel du parquet : la douche écossaise de trop pour un électorat de droite las des psychodrames.
Il y a des jours où trop c’est trop ! C’est ce qu’ont dû se dire, le week-end dernier, beaucoup d’électeurs de droite confrontés au retour en force d’une chronique qu’ils espéraient révolue tant elle avait empoisonné leur rapport à la politique, jusqu’à les en détourner parfois. Celle de la guerre des chefs, et de son corollaire : la machine à perdre…
Une mécanique bien rodée qui n’a eu aucun mal à “prendre ses tours” quand, le 29 janvier au matin, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a annoncé en direct, sur Europe 1 – une première dans l’histoire judiciaire – , qu’il allait faire appel de la relaxe obtenue par Dominique de Villepin à l’issue du procès Clearstream.
L’ancien premier ministre, qui, la veille encore, appelait à l’apaisement (« Je n’ai aucune rancoeur. […] Je veux tourner la page. […] Mon engagement pour la France n’est pas dirigé contre Nicolas Sarkozy. »), repartait aussitôt à l’attaque : « Cette décision démontre qu’un homme, Nicolas Sarkozy, préfère persévérer dans son acharnement, dans sa haine… »
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