Mauvaise humeur et déception. Qu’il ait voté Le Pen ou qu’il soit resté chez lui, l’électorat populaire a adressé, le 14 mars, un avertissement à ses dirigeants.
Deux mois après le séisme, nous sommes retournés en Haïti. Vladimir de Gmeline raconte dans ce numéro le combat d’un peuple au-dessus de tout éloge, totalement abandonné par un État incapable mais debout pour reconstruire ce qui peut encore l’être.
Après un scrutin serré, c’est Édouard Balladur que le jury du prix Aujourd’hui vient de couronner, pour son livre Le pouvoir ne se partage pas (Fayard).
Qui accepterait qu’un enfant soit refusé à l’école pour être en fauteuil roulant ? Qui est favorable à un refus d’embauche pour la seule raison de la “couleur de peau” ?
J’étais derrière François Mitterrand le 16 juillet 1994,jour de la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Juste derrière. Il faisait beau, de cette beauté fraîche du Paris de juillet.
L’Église allemande est dans la tourmente et risque très gros sur le plan financier. Des rumeurs font aussi remonter les affaires jusqu’au Vatican.
L’apparition du nom du pape Benoît XVI dans le scandale de pédophilie qui salit l’Église catholique allemande a donné une dimension universelle et politique à cette affaire, qui concernerait près d’un millier de victimes. La découverte du cas d’un prêtre pédophile, muté à Munich à l’époque où Josef Ratzinger était archevêque de la ville, a jeté le trouble. Il avait alors accepté d’accueillir en Bavière Peter H., un prêtre auteur du viol d’un petit garçon de 11 ans dans la Ruhr, afin qu’il soit soigné. À l’insu de Mgr Ratzinger, ce prêtre avait été ensuite accepté dans une nouvelle communauté et il avait recommencé à sévir, avant d’être condamné en 1986.
Evêque de Coutances, Mgr Stanislas Lalanne fut en 2002 l’un des rédacteurs du rapport épiscopal “Lutter contre la pédophilie”. Il répond à "Valeurs actuelles".
Pourquoi l’Eglise est-elle confrontée aujourd’hui à la résurgence d’affaires anciennes de pédophilie ? Qu’on apprenne ce qui s’est passé en Irlande, par exemple, a peut-être permis, dans d’autres pays, de briser la loi du silence. C’est vrai que ce sont dans l’ensemble des faits très anciens. Je crois que pendant longtemps on n’avait pas vraiment pris la mesure de la gravité de la pédophilie. Ça n’excuse rien, mais à cette époque-là, aucune institution, Eglise comprise, n’avait pris la mesure de cette gravité.
Distribution de masques à gaz, manoeuvres militaires, mises en garde et gesticulations politiques. L’État hébreu se prépare à affronter l’Iran.
Tous les ans à cette période, les Israéliens célèbrent Pourim. On se déguise et on parade joyeusement dans les rues, comme pour mardi gras. Pourim marque la délivrance du peuple juif, sauvé in extremis d’un vizir perse machiavélique qui planifiait leur extermination. Pour les Israéliens, son pendant contemporain s’appelle Mahmoud Ahmadinejad, le président de la République islamique d’Iran.
À Or Yehuda, à l’est de Tel-Aviv, cette fête a revêtu un sens particulier.Bravant la pluie battante,ses habitants ont afflué dans un centre de la défense passive,en quête de masques à gaz que des responsables leur ont remis individuellement. « Je suis venu pour être en règle, confie l’un d’eux,mais j’espère qu’on n’aura pas à s’en servir. »
L’histoire biblique et la mémoire des sites sont un enjeu politique de premier plan. La vogue du “tourisme idéologique” le démontre.
Comme beaucoup de juifs israéliens, Avi, un scientifique de 63 ans, n’avait jamais mis les pieds à Sur Baher, Jabel al- Mukaber, Ras al-Amud et d’autres villages arabes situés dans la partie orientale de Jérusalem. C’est sous la pression de sa fille Sari que ce résident de Mevasseret Tsion, une localité voisine, a accepté de prendre part à une visite guidée organisée par Ir Amim (“la ville des peuples” en hébreu). Cette association israélienne à but non lucratif milite pour une situation plus égalitaire à Jérusalem, dans la perspective d’une “solution à deux États”.
Depuis l’édification de la barrière de sécurité en 2002 et l’intensification des tensions entre résidents juifs et arabes à Jérusalem-Est, ce “tourisme idéologique” fait florès. Il va de pair avec les efforts du gouvernement israélien actuel d’inscrire certains des lieux saints au patrimoine national. Fin février, le premier ministre Benyamin Nétanyahou décidait d’annexer le caveau des Patriarches, à Hébron, et le tombeau de Rachel à Bethléem.
Un livre balaie les idées fausses sur les échecs et les succès des Russes entre 1979 et 1989. Ce sont autant d’enseignements pour l’Otan, en pleine phase d’adaptation et de reconquête.
Journaliste, officier de réserve au Centre de doctrine d’emploi des forces (CDEF) de l’armée de terre, Mériadec Raffray publie les Victoires oubliées de l’Armée rouge, à partir d’un rapport remarquablement documenté qu’il réalisa l’an dernier pour le CDEF. De lecture aisée, cette étude, la plus complète parue en français sur les dix années de la guerre soviétique en Afghanistan (1979-1989), balaie un certain nombre d’idées fausses. « J’ai travaillé dans la perspective d’éclairer le présent par les leçons du passé », dit l’auteur. Son analyse dégage des perspectives intéressantes pour l’Otan et cette leçon : les Soviétiques ont pris des coups terribles mais ils surent se retirer, dans l’ordre. Des leçons à méditer pour en finir, au mieux et au plus vite, avec cette guerre.
1. L’importance des enjeux intérieurs
Les Soviétiques décidèrent d’intervenir en Afghanistan le 25 décembre 1979, après la prise en otage de l’ambassade américaine à Téhéran, le 4 novembre.
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