Mauvaise humeur et déception. Qu’il ait voté Le Pen ou qu’il soit resté chez lui, l’électorat populaire a adressé, le 14 mars, un avertissement à ses dirigeants.
La gauche le répète comme une évidence : à force d’enfoncer le clou de l’identité nationale, l’UMP a soufflé sur les braises d’un lepénisme qui, sans ce débat, ne demandait qu’à s’éteindre.
EADS et Northrop Grumman ont renoncé à participer à la nouvelle compétition lancée par le Pentagone pour remplacer les avions ravitailleurs de l’armée américaine. La commande géante de 179 appareils, qui auraient été assemblés à Mobile dans l’Alabama, aurait permis à EADS de consolider son implantation outre-Atlantique et de mieux équilibrer ses productions civiles et militaires.
Qui accepterait qu’un enfant soit refusé à l’école pour être en fauteuil roulant ? Qui est favorable à un refus d’embauche pour la seule raison de la “couleur de peau” ?
J’étais derrière François Mitterrand le 16 juillet 1994,jour de la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Juste derrière. Il faisait beau, de cette beauté fraîche du Paris de juillet.
Un dictionnaire de Jean-Benoît Guinot et un essai de Pierre-Marc de Biasi ressuscitent cet écrivain paradoxal.
Bien avant Proust, qui ne fit que lui emboîter le pas, et pour des raisons plus personnelles que dogmatiques, Flaubert exprima avec force l’idée qu’une oeuvre d’écrivain ne saurait être jugée du point de vue de la biographie de l’auteur. À maintes reprises, dans sa prodigieuse Correspondance – qui est sans doute sa meilleure biographie –, il martela cette assertion : « C’est un de mes principes qu’il ne faut pas s’écrire. L’artiste doit être dans son oeuvre comme Dieu dans la Création, invisible et tout-puissant ; qu’on le sente partout mais qu’on ne le voie pas » (1857) ; « l’écrivain ne doit laisser de lui que ses oeuvres. Sa vie importe peu » (1859).
C’est un esprit qui doute. Ceux qui ont reconnu en Angelin Preljocaj l’un des grands chorégraphes de notre temps ont été sensibles à l’intelligence d’une démarche qui se joue des travers de la mode. Lui n’a foi qu’en la danse, « qui peut dire des choses inexprimables autrement ». Depuis vingt-cinq ans, il s’en va sur des chemins dont il sait qu’ils n’ont pas d’issue, sinon le plaisir d’interroger les formes et d’en attendre d’autres formes. Lucide, ce grand lecteur de Spinoza a trouvé chez le philosophe son interrogation majeure, “Que peut le corps ?”.
Le Siddharta qu’il a conçu pour la troupe de l’Opéra, inspiré par la quête de Siddharta Gautama, le futur Bouddha (“l’Éveillé”) – sans rapport direct avec le roman d’Hermann Hesse –, ne prétend nullement à quelque extase dangereuse et pouvant friser le ridicule en scène. Il retrace les étapes d’une quête temporelle, la vie de Bouddha étant riche en tableaux contrastés et spectaculaires autant qu’en phases de retrait que la danse tentera de cerner.
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