Mauvaise humeur et déception. Qu’il ait voté Le Pen ou qu’il soit resté chez lui, l’électorat populaire a adressé, le 14 mars, un avertissement à ses dirigeants.
Deux mois après le séisme, nous sommes retournés en Haïti. Vladimir de Gmeline raconte dans ce numéro le combat d’un peuple au-dessus de tout éloge, totalement abandonné par un État incapable mais debout pour reconstruire ce qui peut encore l’être.
Après un scrutin serré, c’est Édouard Balladur que le jury du prix Aujourd’hui vient de couronner, pour son livre Le pouvoir ne se partage pas (Fayard).
Qui accepterait qu’un enfant soit refusé à l’école pour être en fauteuil roulant ? Qui est favorable à un refus d’embauche pour la seule raison de la “couleur de peau” ?
J’étais derrière François Mitterrand le 16 juillet 1994,jour de la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Juste derrière. Il faisait beau, de cette beauté fraîche du Paris de juillet.
Passionnant documentaire, la semaine dernière sur France 2 (lundi 8 mars, 22 h 05) : Afrique du Sud : le rêve de Mandela ? À vrai dire, tout est dans le point d’interrogation. Il y a vingt ans, les choses étaient plus simples.
On nous racontait ce pays en noir et blanc, si j’ose dire, à grand renfort de points d’exclamation : d’un côté les méchants oppresseurs, de l’autre les gentils opprimés.
Décidément, ces temps-ci, je suis abonné à Canal Plus ! Après les “restaurants surgelés”, la chaîne cryptée décryptait l’autre vendredi (26 février, à 22 h 25), dans un documentaire signé Olivier Nicklaus, un autre bizness florissant : l’industrie du Red Carpet, ou comment les stars se font un peu d’argent de poche en arborant, le temps d’un glissement sur le tapis rouge, tenues et parures siglées.
À vrai dire, couturiers et joailliers l’ont compris depuis longtemps, et pas seulement outre-Atlantique : pour imposer leur marque, rien de tel qu’une image. Et comme image de marque – pardon, “ambassadrice” –, quoi de mieux qu’une star du moment ?
Restaurants : les pieds dans le plat. Sous ce titre, le magazine Spécial investigation nous proposait l’autre vendredi (Canal Plus, 19 février, 22 h 30) un documentaire édifiant. En gros, nos cuisiniers ne cuisinent plus : ils préfèrent servir à leurs clients des plats surgelés, fabriqués en usine, qu’ils se contentent de passer au micro-ondes.
Une pratique parfaitement légale d’ailleurs, et pourtant taboue : à en croire l’unanimité des restaurateurs interviewés, chez eux tout est “frais”, tout est “maison” ! Mais quand il s’agit de vérifier, c’est une autre paire de manches : « En six mois d’enquête, racontent nos journalistes, aucun établissement n’a accepté de nous montrer ses cuisines. »
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