Mauvaise humeur et déception. Qu’il ait voté Le Pen ou qu’il soit resté chez lui, l’électorat populaire a adressé, le 14 mars, un avertissement à ses dirigeants.
Deux mois après le séisme, nous sommes retournés en Haïti. Vladimir de Gmeline raconte dans ce numéro le combat d’un peuple au-dessus de tout éloge, totalement abandonné par un État incapable mais debout pour reconstruire ce qui peut encore l’être.
Après un scrutin serré, c’est Édouard Balladur que le jury du prix Aujourd’hui vient de couronner, pour son livre Le pouvoir ne se partage pas (Fayard).
Qui accepterait qu’un enfant soit refusé à l’école pour être en fauteuil roulant ? Qui est favorable à un refus d’embauche pour la seule raison de la “couleur de peau” ?
J’étais derrière François Mitterrand le 16 juillet 1994,jour de la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Juste derrière. Il faisait beau, de cette beauté fraîche du Paris de juillet.
Malgré l'imminence de la saison des pluies et la crainte des épidémies, le pays commence à se relever. Reportage à Port-au-Prince et à Léogane, épicentre du tremblement de terre, dont les répliques rythment la vie des Haïtiens.
Le 31 mars, se tiendra à New York, au siège des Nations unies, une conférence internationale sur la reconstruction d’Haïti. Organisée par les États-Unis et l’Onu, en coopération avec le gouvernement d’Haïti, avec le soutien du Brésil, du Canada, de l’Union européenne, de la France et de l’Espagne, elle vise à mobiliser les donateurs « pour un nouvel avenir ». Dès le lendemain de la catastrophe, le principe de cette réunion avait été posé, et un premier sommet international s’était tenu à Montréal le 25janvier. En attendant, sur le terrain, la vie s’organise au jour le jour.
Atteintes à la vie privée, contenus douteux laissés à la portée des enfants… Les problèmes se multiplient, accrus par le manque d’information du grand public.
Une page d’accueil sans design étudié, deux petites fenêtres pour afficher les webcams, une zone de texte pour “tchater”… À première vue, chatroulette.com ressemble à une version bas de gamme des logiciels plus performants de visiophonie. Pourtant, le site est en passe de devenir une des nouvelles stars du Web, grâce à une astuce imaginée par son fondateur, Andrei Ternovskiy, un jeune Moscovite de 17 ans : ici, toutes les discussions sont aléatoires. Impossible donc de retrouver un ami pour se raconter sa journée,la rencontre se fera au gré des envies de l’algorithme qui dirige le système. Comme son nom l’indique, le site est une roulette, où chacun peut discuter avec un ou plusieurs correspondants à l’autre bout de la terre, avant de relancer la loterie en appuyant sur un petit bouton indiquant next, c’est-à-dire “suivant”. Un principe attrayant… au premier abord.
Au premier test, un jeune homme, la vingtaine, apparaît avec un T-shirt rouge, une cigarette à la main. Le garçon semble être là pour discuter, rien d’anormal. En cliquant sur “suivant”, la roulette est relancée.
"Si le programme du président peut être appliqué indifféremment par la gauche ou par la droite, à quoi bon voter pour vous ?” Voilà ce que les candidats de l’UMP entendent sur les marchés…
C’est vrai, ce sont toujours les mêmes qui tirent la sonnette d’alarme : Lionnel Luca (Alpes-Maritimes) ; Bernard Debré (Paris) ; Jean-Paul Garraud (Gironde) ; Arlette Grosskost (Haut-Rhin) ; Gilles Bourdouleix (Maine-et-Loire) ;Marc Le Fur (Côtes-d’Amor) ; Philippe Meunier (Rhône), Christian Vanneste (Nord)… Sans doute parce que, bien élus et rétifs au caporalisme (ceci expliquant peut-être cela), ils estiment n’avoir de comptes à rendre qu’à leurs électeurs.
Qui peut nier, pour autant, leur représentativité ? Tous se sont engagés sans arrière-pensée derrière Nicolas Sarkozy en 2007 et aucun n’envisage de soutenir, demain, Dominique de Villepin ou François Bayrou… Et c’est sans doute pour cela qu’ils sont de si parfaits baromètres de l’opinion de droite qui, tous les sondages l’attestent, n’est pas (encore) au bord d’un changement de pied.
Hier grands bénéficiaires des aides européennes, ils se sentent désormais livrés aux lois du marché mondial. L’enjeu : l’indépendance alimentaire du pays. Enquête, alors que s’ouvre à Paris le Salon de l’agriculture.
Il y avait l’image d’Épinal : celle du paysan qui se lève à l’aube la figure rougie et du foin dans les bottes. Il y a maintenant son envers : celle de l’agriculteur pollueur et empoisonneur. Une vidéo circule actuellement sur Internet sur le danger des pesticides : « Nos enfants nous accuseront »,déclare un agriculteur, tête baissée, avouant qu’il n’aurait jamais mangé ses propres légumes. Il y a aussi le paysan vu par Fernand Raynaud,qui affirme que « le blé, ça paie pas, ça eut payé mais ça paie pas ». Et puis, il y a la réalité des chiffres : le revenu des agriculteurs a chuté de 34% l’an dernier après une baisse de 20% en 2008. Au début du XXe siècle, la France comptait 79 % de paysans, ils ne sont plus actuellement que 2,4 %.
Commentaires récents
il y a 4 heures 57 min
il y a 5 heures 14 min
il y a 6 heures 13 min
il y a 7 heures 35 min
il y a 16 heures 17 min
il y a 17 heures 42 min
il y a 20 heures 28 min
il y a 21 heures 24 min
il y a 21 heures 27 min
il y a 1 jour 35 min