C’est dit : Diam’s fera bientôt son entrée au musée Grévin. La “rapeuse”, en tête des ventes d’albums l’an dernier, y rejoindra nos grands hommes, Louis XIV, Molière, Jean de La Fontaine, et ceux qui les servent encore aujourd’hui : Fabrice Luchini, entre autres, dont le mannequin de cire est exposé depuis le 18 décembre au Musée. Il est vrai qu’à sa manière, Diam’s a bien mérité de la patrie. Elle a remporté trois trophées lors de la dernière édition des NRJ Music Awards (sic), qui s’est déroulée le 20 janvier à Cannes : meilleure chanson francophone (La Boulette), meilleur album francophone (Dans ma bulle) et, surtout, meilleure artiste francophone. Un triomphe qui ne l’a pas changée : « Comment j’suis contente ! Merci, putain, merci, putain, merde ! J’vous kiffe tous », a-t-elle lancé en recevant ses distinctions. Dans ses chansons aussi, Diam’s défend “une certaine idée de la France” : « Ma France à moi, elle parle en SMS, travaille par MSN / Se réconcilie en mail et se rencontre en MMS / Elle vit à l’heure américaine, KFC, MTV Base / Foot locker, Mac Do et 50 cent / Elle, c’est des p’tits mecs qui jouent au basket à pas d’heure / Qui rêvent d’être Tony Parker sur le parquet des Spurs… » C’est sans doute ce qui la pousse à soutenir Ségolène Royal, dont on apprécie, jusqu’en Chine, les inventions sémantiques. On aime, ou pas. Au moins, à Grévin, pourra-t-on la voir... sans l’entendre ;-)

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