Des verts et des pas mûrs
Le 22/02/07, par David Victoroff, Rédacteur en chef Economie Finance | Général
En France tout le monde s’intéresse à l’écologie. Normal ! Chacun souhaite mieux respirer, mieux manger et adore les petits oiseaux à condition qu’ils ne salopent pas sa voiture. Pourtant les candidats étiquetés « écolos » n’ont semble-t-il aucune chance de l’emporter. Nicolas Hulot l’a bien compris : pour rester populaire, mieux valait qu’il ne se présente pas. Comment expliquer ce paradoxe ? Une étude du MIT montre que pour réduire les émissions de CO2 d’un milliard de gigatonnes en 2050 il existe quantités d’options radicalement opposées : par exemple faire passer la distance parcourue par litre d’essence de 13 à 25 kilomètre pour 2 milliards de véhicules ou réduire la distance moyenne annuelle parcourue par ces véhicules de 16 000 kilomètres à 8000 kilomètres. Deux choix différents de mode de vie, l’un privilégiant la liberté individuelle, l’autre, les transports collectifs avec tout ce que cela implique dans l’orientation des investissements (on se sera pas assez riche pour faire les deux). L’aspiration à sauver la planète ne suffit pas à déterminer une politique, ce qui explique peut-être que ceux qui ne se réclament que d’elle n’aient guère de succès.
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