Lu, cette semaine, dans Libération et Le Monde, qui y ont consacré leur « une » : la création d’un « collectif de cinéastes et de comédiens », sortant un « film-pétition » baptisé « On veut grandir ici » afin de « protester contre les expulsions ». Le but, selon le cinéaste communiste Robert Guediguian : faire reculer le « racisme idéologique » des Français en les confrontant aux témoignages d’enfants de clandestins… pardon de « sans papiers ». Bref, faire, une nouvelle fois, pleurer Margot (les Français) pour obtenir régularisation et droit de vote pour ces immigrés entrés en fraude. « On est en danger, on doit se cacher », dit ainsi l’un douze enfants- tous très mignons - interrogés dans ce film. Nous si riches, eux si malheureux ! Ces intellectuels et artistes engagés (toujours à gauche !) sont décidément indécrottables ! Comment, en les écoutant, ne pas repenser au si pathétique (et en même temps si terrifiant) Jean Orelle « inventé » par Jean Raspail dans le Camp des Saints. Ce journaliste de la gauche-caviar, contraction de tous les combats de la gauche bien pensante. « L’anti-Jeanne d’Arc, écrit Raspail, devenait tour à tour, au gré de ses éditoriaux, ouvrier arabe méprisé, éditeur pornographe poursuivi, metteur en scène censuré, sainte vierge rouge de bidonville, casseur de rue rossé, tyran de bistrot assassiné, terroriste d’université, écolière avortée, directeur de maison de la culture remercié, prophète de la marijuana… » Etc, etc. Mais que leur faut-il donc pour comprendre qu’ils font fausse route ? Jusqu’où la France devra-t-elle encore faire repentance ?

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