Trois conversations téléphoniques avec trois directeurs d’instituts de sondages ; trois sons de cloche différents ! Pour le premier, la dynamique Bayrou est en marche : sa présence au second tour constitue une forte probabilité et, quel que soit son adversaire, il dispose de chances sérieuses de l’emporter. Pour le second, le soufflet est à son paroxysme. Il ne peut donc que se dégonfler… Pour le troisième, très socratique : « Je ne sais qu’une chose : c’est que je ne sais rien ». Donc acte. En fait, ce désarroi est révélateur du nouveau départ de la campagne. Le fait qu’elle ne comporte plus seulement deux favoris, mais trois, remet en quelque sorte les compteurs à zéro. Surtout si un quatrième – celui qu’on ne voit jamais venir ! – se met de la partie… Finis, désormais, les écarts de 10 points entre les principaux candidats : tout pourrait bien se jouer dans un mouchoir de poche… Pour le plus grand bénéfice de la démocratie qui se joue toujours des scénarios écrits d’avance.

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