« Son éthique médicale est à l’origine du serment que prêtent les médecins ». C’est ce que nous apprend le dictionnaire de ce médecin grec, né vers 460 avant Jésus-Christ. Dimanche, sur le parvis des Droits de l’Homme, à Paris, des médecins opposés à la légalisation de l’euthanasie ont donné lecture de ce serment : « Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » Cette manifestation était organisée par Elisabeth Bourgois, infirmière et écrivain. La pétition qu’elle a lancée contre l’euthanasie a déjà recueilli près de 15 000 signatures, dont celles de très nombreux soignants : « Aider quelqu’un à mourir dans la dignité ne peut en aucun cas vouloir dire provoquer sa mort », rappelle-t-elle (www.medecinedevie.com). Le serment d’Hippocrate se conclut ainsi : « Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j’y manque ». A l’heure où surgit, dans la campagne, le débat sur l’euthanasie, au moment où s’ouvre le procès d’un médecin généraliste et d’une infirmière accusés d’avoir précipité la mort d’une patiente, ce texte, vieux d’environ 2 400 ans, est plus que jamais d’actualité.

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