Le candidat du Cac 40
Le 22/03/07, par David Victoroff, Rédacteur en chef Economie Finance | Présidentielle
C’est fait ! L’épithète est lâchée comme une injure suprême ! Nicolas Sarkozy est qualifié, tant par les socialistes que par François Bayrou, de candidat du Cac 40. Injuste, pour un homme qui se scandalise que les sociétés qui restructurent puissent distribuer des dividendes ! Néanmoins, le plus étrange dans cette affaire est qu’il puisse paraître infâmant d’être le candidat des champions, des meilleurs, des entreprises françaises qui ont réussi à s’imposer sur la scène internationale. Etre le candidat des PME, c’est mieux. Mais à quoi bon, si ce n’est pour les aider à grandir ? Mais non ! Dans ce pays, il est déshonorant de s’intéresser au succès, suspect de nourrir l’ambition d’être meilleur que les autres, de créer davantage de richesses. Pour mériter la considération, il faut rester petit et ceux qui ne campent pas sur le canal Saint Martin n’ont qu’à s’excuser de s’être débrouillés pour loger décemment leur famille. Tant mieux pour nos concurrents ! Tandis que les Français se réjouissent des malheurs de Total (au Cac 40) et de son président, les pétroliers anglo-saxons consolident leur domination mondiale. Pourtant ce sont les mêmes qui fustigent le CAC 40 et défendent le monopole d’EDF, veulent le fusionner avec Gaz de France, deux sociétés du Cac 40 et vouent aux gémonies leur prétendu candidat. Il est vrai qu’il veulent renationaliser ces deux entreprises. Car dans dans la bonne tradition héritée de Louis XIV, il n’y a qu’une entité qui ait le droit d’être grande et puissante en France, c’est l’Etat.
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