Rencontre, jeudi, avec un l’un des directeurs d’un grand institut de sondage. Il me parle sans langue de bois. Selon lui, c’est maintenant (que l’on connaît la liste de tous les prétendants) que la « vraie campagne » commence. « Avant, me dit-il, c’était virtuel, aujourd’hui, c’est réel ». Et puis, surtout, les huit « petits candidats » vont venir « turbuler » l’élection. « C’est mécanique, assure-t-il, grâce à leur nouvelle lisibilité et à l’égalité de temps de parole, ils vont récupérer cinq à six points au détriment des quatre grands candidats. » Frédéric Nihous, le candidat des chasseurs, fera évidemment plus que ses actuels 0,5 %, Villiers davantage que ses 1,5 %, Voynet sera au-dessus de ses 1 % etc. Qui, parmi les « grands candidats » risquent d’en pâtir le plus ? « Royal, d’abord, parce que six « petits candidats » sont de gauche ; Bayrou, ensuite, parce que son électorat est le plus volatil. » Bref, l’ordre d’arrivée des quatre « grands », le 22 avril, dépendra, en partie, du score des « petits ». Surtout si, comme on le murmure à l’Elysée, « le ticket d’entrée pour le second tour se jouera à moins de 25 % ». Bref, tout est plus que jamais possible !

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