Il fut un temps où la famille était le pont aux ânes des campagnes électorales. Chaque candidat y allait de son couplet sur « la famille, cellule de base de la société », pour mieux éviter de traiter le sujet, mais enfin, il en parlait. Cette fois, la question est aux abonnés absents : la seule famille qui semble avoir le droit de cité semble être la famille homoparentale avec, à la clé, le droit au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe… Mais la famille qui sert à repeupler la France et, accessoirement, à payer les retraites, la famille qui est le premier investissement d’avenir pour une collectivité en ces sens qu’elle assure à la fois sa pérennité matérielle et le maintien de son identité (eh oui …), cette famille là, semble avoir disparu des préoccupations. Certes, des candidats comme Le Pen ou Villiers ne la négligent pas dans leurs programmes, mais jamais, dans les débats, le sujet n’est abordé… Es-ce la preuve que, plus ou moins consciemment, les « Princes qui nous gouvernent » se résignent à compter sur les immigrés pour assurer la relève démographique d’un pays qui, depuis le milieu des années soixante dix, ne renouvelle plus ses générations ? Peut-être. Mais alors qu’ils aillent au bout de leur raisonnement. Si une campagne ne sert pas à aborder des sujets tels que celui-ci, à quoi peut-elle bien servir ?

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