Message à Pierre Mutz
Le 28/03/07, par François d’Orcival, Président du Comité éditorial | Général
Pierre Mutz est le préfet de police de Paris. Il est rarement de repos. Mardi soir il a du faire face à six heures d’émeutes dans les sous-sols de la gare du Nord. Et il a fait appel aux CRS. Erreur. Il aurait dû appeler les hommes du CNRS ! Eux ont des idées à faire partager, et ils sont toujours les meilleurs pour s’expliquer dans les journaux. C’est ainsi qu’un de leurs commandants de compagnie – chez eux, on dit « directeur de recherche » - a affirmé dans « Le Monde » du 29 mars que « Lorsque la police use de la force, c’est qu’elle est faible »… Les hommes du CNRS n’ont jamais entendu dire que « force devait rester à la loi » : si la loi fait ainsi usage de la force, n’est-ce pas, c’est qu’elle est faible ! Et ainsi de suite. On aimerait que les escouades du CNRS affrontent les « jeunes » de 32 ans, multirécidivistes, armés de barres de fer, qui se trouvaient mardi soir gare du Nord. Mais, au fait, cela a déjà eu lieu. Rappelez-vous, c’était l’an dernier à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Une sorte d’école d’élite du CNRS. Une école gardée par des hommes du CNRS ou assimilés. Un soir, ils ont été envahis par de vrais « jeunes » qui ont tout saccagé chez eux. Les gens du CNRS ont mis leurs bonnes idées en action. Tout a explosé. Au bout de douze heures, pas plus, le CNRS a fini par implorer l’arrivée de ces affreux CRS. Par faiblesse, naturellement.
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