Face aux violences, les limites de Bayrou
Le 30/03/07, par Arnaud Folch, Rédacteur en chef adjoint Politique | Présidentielle
« Ni trop laxiste (sous-entendu : comme la gauche), ni trop répressif (sous-entendu : comme la droite) ». La réaction de François Bayrou aux émeutes de la gare du Nord illustre bien les limites du « ni-ni » du candidat centriste. Les images de la gare, et de ses usagers « normaux », pris en otage par des centaines de voyous (dont on apprend aujourd’hui qu’ils squattent toute la journée cette enceinte) ont, comme l’a dit Nicolas Sarkozy, marqué un « tournant » dans cette campagne. Pas seulement en faisant ressurgir la thématique – plus enterrée par les médias qu’oubliée par les Français – de l’insécurité. Voilà les candidats à l’investiture suprême placés devant une question simple : que fait-on pour empêcher que se reproduisent de tels faits (qui se produisent tous les jours en banlieue dans un grand silence médiatique) ? « Plus d’ordre ! », répondent le candidat de l’UMP et Jean-Marie Le Pen. « Ecouter les jeunes ! », répond Ségolène Royal. « Entre les deux », répond Bayrou. C'est-à-dire rien. Le candidat UDF est un champion du diagnostic. Pas des réponses. Or c’est cela qu’attendent les Français.
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