Rassurons-nous, « ils » ne représentent pas le quart de l’électorat… Et même, ils en sont loin. « Ils », ce sont les quatre candidats d’obédience trotskiste que sont Arlette Laguiller, Olivier Besancenot, Gérard Schivardi et José Bové... Et pourtant, ils bénéficient le plus légalement du monde du quart du temps de parole total de la campagne. Plus que Sarkozy, plus que Royal, plus que Bayrou, plus que le Pen, qui n’en n’auront chacun qu’un douzième. Quand on ajoute à cela que cette tendance, ultra marginale dans notre tradition politique, a pu, sans la moindre difficulté réunir au bas mot 2000 signatures de maires (contrairement à un Le Pen ou un Villiers, qui ont dû ramer jusqu’à la dernière minute pour passer la barre fatidique des 500 parrainages), on se dit que, décidément, quelque chose ne tourne pas rond dans le paysage politique français… Ce n’est pas votre avis ?

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