Le drame de la démocratie... Avoir à choisir entre Charybde et Scylla…
Le 03/04/07, par Bruno de Cessole, Rédacteur en chef Culture | Général
Plus l’échéance du premier tour approche, et plus l’incertitude, dans tous les domaines, croît et embellit. Incertitude sur les sondages et les intentions de vote, incertitude sur les programmes et les promesses des candidats, incertitude sur la météo le jour des élections et, partant, incertitude sur le pourcentage de l’abstention… Ce devrait, pourtant, être l’inverse : les convictions devraient être plus fortes à mesure que l’on progresse vers le but. Or, il ne semble pas que cela soit le cas chez la majorité des électeurs. L’enthousiasme retombe, un peu comme le soufflé centriste. Bien des raisons peuvent expliquer ce vacillement des certitudes et des convictions. La principale, peut-être, est que la détermination finale sera essentiellement négative. On votera moins pour un candidat et un programme – sachant que l’on sera nécessairement déçu dans ses attentes - que contre le programme et le candidat que l’on ne veut à aucun prix voir s’imposer. Et l’on ne part pas la fleur au fusil pour devoir choisir entre le choléra et la peste…
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