On peut le faire puisque la SNCF l’a fait. Un super record du monde battu par le TGV, mardi 3 avril, à plus de 574 km/heure sur la ligne Est. La SNCF a donc été capable de mobiliser ses équipes d’ingénieurs, de techniciens, de conduite, comme Alstom pour sa superbe rame et le Réseau Ferré de France pour les rails sur lesquels a été établie cette prouesse. La France ressemble-t-elle à la SNCF qui peut à la fois se mettre en grève systématiquement aux changements d’horaires, à l’automne comme au printemps, et mettre en œuvre les motrices les plus rapides du monde ? Réponse : oui, c’est ça la France. La question posée par cette campagne présidentielle, c’est justement de libérer ce pays, capable de telles réalisations, des freins qui le retiennent. Libérer l’énergie, la puissance, l’innovation ! Un record du monde ne se prépare pas au rythme des 35 heures ; une nation ne se mobilise pas sur la réduction du travail. La nageuse Laure Manaudou n’est pas championne du monde sans un entraînement intensif, permanent, obstiné. Ce pays a besoin d’être entraîné et d’avoir un entraîneur capable de le faire sortir de lui-même. Le TGV c’est la France qui gagne. L’élection présidentielle peut être un moment décisif pour remettre la France sur les rails et la lancer à grande vitesse. On peut toujours rêver.

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