Internet, mieux que le service public ?
Le 16/04/07, par Frédéric Paya, Rédacteur en chef Adjoint | Présidentielle
Depuis un mois, je n’ose plus remonter mes manches de peur que les passants ne se demandent d’où proviennent les bleus sur mes avants bras. Car il faut bien le reconnaître, les motifs de ses les pincer pour s’assurer qu on ne rêve pas, se multiplient... A peine estompés les bleus (à l'âme) consécutifs au conflit du port de Marseille et à sa résolution, voici un autre motif : en début de semaine, les postiers, rangés non pas sous le drapeau français comme le voudrait Ségolène Royal, mais sous les étendards de Sud, de la CGT, de FO et de la CFCT, se sont mis en grève. La raison ? Un surcroît de travail relatif à la distribution des plis électoraux et professions de foi… Je leur concède qu’il y a encore peu, ils n’effectuaient ce travail – de service public – que tous les sept ans, mais avec le quinquennat, cette distribution s’avère donc plus prenante. Soit ! Mais le plus étonnant est d’appendre que pour cette tâche comprise dans leur tournée quotidienne ils sont rémunérés en heures supplémentaires, 9 euros de l’heure (soit selon Sud, de 8 à 17 centimes le pli de 125 grammes). Les syndicats voudraient que les agents soient rémunérés deux fois plus. A l’heure où les syndicats protestent contre ce qu’ils appellent « la casse du service public », il est plaisant d’apprendre que les français résident à l’étranger ont pratiquement tous reçu directement dans leur boite aux lettres électroniques, donc par internet, les programmes des candidats à l’élection présidentielle.
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