Ségolène Royal ne répond pas aux questions de « Valeurs actuelles » (« Quelle France aimez-vous ? ») ni à celles du « Figaro » ni même de « Télérama » ou d’Europe 1. Elle les évite parce qu’elle sait n’avoir que de mauvaises réponses à de bonnes questions. De deux choses l’une désormais : ou bien elle se qualifie dimanche pour le second tour et il faudra bien qu’elle affronte le face à face télévisé avec son adversaire de droite : elle ne pourra pas échapper à ses interpellations sauf à perdre la face devant le public qui sera sans pitié. Ou bien elle ne se qualifie pas et on ne lui posera plus aucune question ; elle pourra toujours regretter de n’avoir pas procédé, partout, aux efforts d’explication nécessaires. La vérité est que chez elle la fuite devant les questions précises et dérangeantes est un défaut d’origine. Elle se prend pour Mitterrand qui réservait ses entretiens à qui il avait envie. Mais une fois élu ! Pour se faire élire au contraire, il prenait un soin minutieux à répondre à chacun ; il ne négligeait personne. Et en particulier pas « Valeurs actuelles ».

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