C’est pas chez nous que ça arriverait !
Le 26/04/07, par David Victoroff, Rédacteur en chef Economie Finance | Général
Oublions un peu la politique et reparlons d’amour. Le président de la banque mondiale, Paul Wolfowitz, celui-là même qui voulait punir la France pour s’être opposée à l’intervention américaine en Irak, risque à son tour d’être sanctionné. Il est accusé d’avoir une maîtresse au sein de la banque et d’être intervenu en sa faveur pour lui faire obtenir un poste très bien rémunéré au département d’Etat ! Certains jugent qu’il est maintenant mal placé pour conduire la croisade anticorruption qu’il a lui-même lancée, conditionnant les prêts de la banque aux pays en développement à l’honnêteté de leur gouvernement (sans doute pour réduire les engagements de cet établissement). On comprend l’indignation soulevée par la conduite de M. Paul Wolfowitz. Jamais on ne verrait en France un dirigeant haut placé avoir une relation extraconjugale et profiter de sa fonction pour lui consentir la moindre faveur. Paul Wolfowitz a d’ailleurs reconnu ses torts et s’est excusé. Il juge d’ailleurs que ses excuses suffisent et refuse de partir. Là encore, quelqu’un dont plus personne ne veut qui s’accroche à son poste, c’est du jamais vu ! Aux dernières nouvelles il s’est adjoint les conseils de Bill Clinton, un expert en « romantic affairs » comme disent les anglo-saxons. C’est effectivement plus romantique que le dialogue Sarko-Sego.
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