Voir la vitesse à laquelle s’est développée l’hystérie anti Sarkozy laisse songeur, comme la (très) faible profondeur de pensée des tenants du TSS (Tous sauf sarko) avec lesquels il serait vain d’avoir ne serait ce qu’une ébauche de dialogue. Que répondre à des personnes qui, transpirant la haine, n’ont pour seul discours que « avec Sarkozy président, il n’y aura plus de liberté, plus de culture, c’est un facho ! » ? Malheureusement, on risque d’entendre encore cette phrase pendant pas mal de temps. D’abord ce week-end : une manifestation anti Sarkozy est organisée à l’initiative d’un nouveau collectif « Stop Sarkozy » qui, dans les grandes traditions syndicales, appelle à manifester entre Nation et République. Puis le 4 mai : fort de ses 483 008 voix - à ce niveau, certains candidats en profiteraient pour se faire oublier… - José Bové monte à Paris pour manifester contre Nicolas Sarkozy « sous formes d’expressions artistiques libres ». Les McDo de la capitale peuvent craindre le pire… Toutes ces manifestations de haine à l’égard d’un homme que l’on peut aimer ou ne pas aimer, font décidément injure au suffrage universel, fondement de notre démocratie, et surtout aux 11,45 millions d’électeurs qui ont voté pour Nicolas Sarkozy au premier tour. Face à cette hystérie irrationnelle qui s’exprime le plus souvent chez les tenants du TSS par une vacuité des arguments et par une fin de non recevoir, on en vient à se demander si fascisme ne serait justement pas le fait de ceux qui le dénoncent.

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