Intérêts déductibles (suite)
Le 31/05/07, par David Victoroff, Rédacteur en chef Economie Finance | Présidentielle
François Hollande somme le gouvernement de préciser avant les élections les modalités de la déduction des intérêts d’emprunt pour l’acquisition d’une résidence principale. Hésite-t-il encore avant de voter pour la majorité présidentielle ? Il est assez savoureux de voir le premier secrétaire du parti socialiste intimer à ses adversaires l’ordre de préciser une mesure ponctuelle alors que son propre camp n’est pas capable de dire quel est son programme. Sauf si c’est le programme du parti socialiste, auquel cas il faut le dire ! Les Français ont peut-être oublié qu’il se propose de revenir sur les quelques baisses d’impôt consenties par la législature qui s’achève. Cela dit, il est vrai que la multiplication des déclarations contradictoires sur cette mesure donne le tournis. Sarkozy a été obligé de préciser qu’elle ne s’appliquerait pas à partir du 6 mai, comme l’avaient dit ses ministres, mais concernerait tous les contrats en cours, ce qui est une bonne chose. L’un de ses conseillers, Henri Guaino, a déclaré qu’il y aurait forcément un plafond « car on ne peut pas déduire les intérêts pour l’achat d’un hôtel particulier dans le centre de Paris ou un château en Sologne ». Et pourquoi pas ? A partir de combien de pièces Monsieur Guaino considère-t-il qu’il est indécent de se loger ? Le plus grand défi du nouveau pouvoir, s’il veut vraiment faire la rupture, sera d’échapper aux experts en équité.











