Puisque le 8 mai nous y invite, cessons un instant de parler politique politicienne. Ce ne sera pas, hélas, pour dire des choses gaies. Lundi, l’église Sainte-Anne, à Loos (Nord) a été ravagée par les flammes, vraisemblablement à la suite d’un acte criminel. Le 3 mai, à Craponne-sur-Arzon (Haute-Loire), l’église a été pillée, et les hosties profanées. Le 29 avril, c’est une autre chapelle Sainte-Anne, en Bourgogne cette fois, qui avait été vandalisée. Le 28 et le 30 avril, deux cimetières chrétiens étaient profanés dans la Marne et en Alsace. Le 18 avril, c’était une paroisse de Perpignan qui était vandalisée, voyant ses œuvres d’art détruites, ses croix tordues, ses statues abattues. En janvier, c’est l’église de Saint-Antoine de Ginestière, à Nice, qui avait été incendiée, suivant celle de la Duchère, à Lyon, en novembre 2006, ou les trois églises bretonnes livrées aux flammes la même année… Faute de pouvoir continuer cette pénible énumération, on renverra à l’édifiant site Indignations, qui a entrepris la tâche de plus en plus lourde de recenser les profanations antichrétiennes commises en France depuis 2003. On s’étonnera surtout du silence médiatique et politicien qui continue d’accompagner ces actes de haine à l’égard de la foi catholique, de l’Eglise et de ses fidèles. Ceux-ci constitueraient-ils une communauté de seconde zone, pas assez politiquement correcte pour intéresser les princes qui nous gouvernent ? Sur ce terrain-là aussi, une rupture est urgente…

 Suivre le fil de cette discussion par RSS