C’est devant les élus du principal parti de droite au Parlement, dans les jardins de Matignon, que l’on a entendu, ce 22 mai, un premier ministre dire ceci : « La gauche n’a pas seulement perdu une élection, elle a par son refus d’ouvrir les yeux sur le monde, par son conservatisme borné, perdu la bataille idéologique. Elle a perdu la bataille des valeurs. Pour tout dire, elle a perdu son magistère intellectuel et moral… » Si le premier ministre le dit, alors tout le monde peut le dire et l’écrire et plus seulement le penser ! Quelle libération ! Jusque là on en rêvait, cette présidentielle l’a fait. Depuis, il n’est plus « incorrect » d’assumer ses convictions et ses valeurs de droite. On n’est plus obligé de chercher ses mots pour habiller ses idées. Le « politiquement correct » va passer de mode. Vous allez voir comment les commentaires de radio et de télévision vont changer de ton et de contenu. Naturellement, il y a aura de la résistance. Symbolique : les professeurs de l’histoire officielle de l’immigration, la crème de l’« historiquement correct », ont préféré démissionner à l’arrivée du nouveau ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale. Ils ont bien fait. Au moins celui-ci ne sera pas obligé de provoquer une crise pour s’en séparer.

 Suivre le fil de cette discussion par RSS