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Synonyme ou antonyme ?

Voila qui devrait donner des idées à nos académiciens lors de leurs séances consacrées à la rédaction de la neuvième édition du Dictionnaire de la langue française. Et cela tombe plutôt bien vous en conviendrez : ils n’ont pas encore commencé l’examen des mots commençant pas la lettre O... Après la constitution du gouvernement Fillon 1 et Filon 2, nous avons appris que les mots Traîtrise et Ouverture étaient subitement devenus des synonymes. Le premier est utilisé par la Gauche et le second par la Droite pour qualifier certains membres du gouvernement. Peut-être que les lecteurs éclairés de ce Blog pourront nous fournir une définition plus exacte de ces deux mots ? Espérons également qu’après la constitution du « Groupe de la gauche démocratique et républicaine » (rassemblant les communistes et les Verts à l’Assemblée nationale), l’Académie s’intéressera à l’emploi, dans une même phrase, des mots Communiste, Verts, Démocrate et Républicain… Synonyme ou antonyme ? En tous les cas, pour un de mes professeurs d’histoire géographie, c’était tout vu : il considérait les purges staliniennes comme le summum de la démocratie…

On a oublié la Turquie !

C’était un engagement de campagne de Nicolas Sarkozy : la Turquie, disait-il, n’a pas vocation à adhérer à l’Union européenne. Mais les négociations étaient déjà engagées à Bruxelles. Comment pouvait-il faire autrement que de laisser aller ? C’est naturellement ce que guettaient ses adversaires pour pouvoir clamer ensuite : « On vous l’avait bien dit ! Lui aussi renonce ! » Or si cela n’a pas fait les titres de la presse française, il en a été autrement de la presse étrangère qui a placé cette information en première page. Le 25 juin, le président de la République a bloqué un élément clé des négociations entre Bruxelles et Ankara en opposant son veto aux discussions économiques et monétaires. Le « Herald Tribune » expliquait le lendemain : « Après avoir obtenu un accord sur le nouveau traité simplifié au début du week-end, Sarkozy a empêché l’ouverture du processus qui aurait pu permettre de déboucher sur l’entrée de la Turquie dans la zone euro – ce qui aurait eu une évidente résonance symbolique… » Bref, la France a bien interrompu, là où elle le pouvait, le processus de la négociation. Naturellement les maximalistes trouveront que ce n’est pas ce qu’il fallait faire et que nous aurions du quitter l’Union européenne, mais les Turcs, eux, ont parfaitement compris le message.

Giscard, le retour

« Ce que j’ai dit, je le ferai », a martelé Nicolas Sarkozy pendant la campagne. Et si, justement, c’était ça le problème ? Envoûtés par les envolées lyriques concoctées par Henri Guaino sur le thème de la nation, les électeurs n’ont guère prêté attention au fait que le futur président de la République ne cachait pas son intention de remettre en selle, sous un autre nom, la Constitution Giscard (la tactique, simple mais efficace, de l’évitement du nom semblant être l’une des favorites du nouveau Président). D’un côté, de belles pétitions de principe dont on ne lui demandera jamais compte tant elles sont vagues – l’identité française, la grandeur de la nation, le long manteau d’églises qui recouvre nos campagnes… –, de l’autre des mesures terriblement concrètes : les contradictions de la campagne électorale ne pouvaient guère être résolues que d’une seule manière. Le « traité simplifié » débouchera donc sur de nouveaux abaissements de la souveraineté nationale, avançant un peu plus sur la voie constamment rejetée par les peuples de la supranationalité (présidence stable, personnalité juridique de l’Union), mettant notre politique étrangère sous tutelle du futur ministre des relations extérieures de l’Union, étendant les matières (une quarantaine !) sur lesquelles la France ne pourra plus faire jouer son droit de veto… Quant au revirement des Polonais, il fournit la preuve involontaire que toute résistance au fédéralisme est vaine, puisque toute position qui ne va pas dans ce sens est stigmatisée comme un « blocage » : l’Europe ne saurait avancer que dans une direction unique, à marche forcée. Enfin, quoi qu’en pensent les frères Kaczynski, les réserves qu’ils ont fait ajouter en annexe sur la charte des droits fondamentaux ne devraient pas empêcher la très laxiste jurisprudence européenne de nous dicter sa loi sur l’homoparentalité, l’eugénisme ou le mariage homosexuel. Les électeurs souverainistes qui ont accordé leur confiance à Nicolas Sarkozy n’ont donc plus, désormais, que leurs yeux pour pleurer.

350 000 sans-papiers algériens

« L’ambassadeur de France à Alger le confirme : 350 000 sans-papiers algériens ». L’information est passée presque inaperçue en France, mais pas en Algérie. C’est le quotidien El Watan qui l’a publiée dans son édition du 11 juin. Ce “quotidien indépendant” rapporte les propos tenus par l’ambassadeur français, Bernard Bajolet, « lors d’une rencontre informelle avec la presse » : « Évoquant la question des sans-papiers, il a précisé qu’environ 350 000 Algériens vivent actuellement en situation irrégulière en France ». Si elle était confirmée, cette précision devrait faire l’effet d’une bombe, car les estimations officielles sont très éloignées de ces chiffres. Dans un rapport du Sénat publié l’an dernier, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, jugeait qu’il y avait « entre 200 000 et 400 000 » immigrés clandestins en tout dans notre pays. Mais si notre ambassadeur dit vrai (350 000 sans-papiers algériens), il y a fort à parier que le nombre total de clandestins est considérablement plus élevé : 500 000 ? 700 000 ? Plus encore ? Le gouvernement français « sera intraitable à l’égard des clandestins », assure M. Bajolet. En revanche, s’agissant de l’immigration régulière, le gouvernement français s’emploie à « fluidifier la circulation entre Alger et Paris », a-t-il ajouté. « Ces efforts, a-t-il mentionné, seront accompagnés par la délivrance de plus de visas à un certain nombre de professions. » Qui peut douter que l’immigration (clandestine ou pas) sera, pour des années encore, au cœur de bien des controverses ?

Nous avons échappé à un désastre royal !

Sacré consensus hier matin sur les ondes d’Europe 1 pendant l’émission de Jean-Marc Morandini ! Celui-ci cherchait à connaître le sentiment des auditeurs qui avaient regardé la veille Nicolas Sarkozy face à PPDA et à Claire Chazal. « Il inspire confiance ! », c’est la phrase qui est revenue le plus souvent dans la bouche de tous ceux qui passaient sur les ondes... Auraient-ils dit la même chose si à la place de Nicolas Sarkozy, il y avait eu Ségolène Royal ? Depuis une semaine, nous savons tout de sa relation « vraie » - et de façade le temps des élections - avec son compagnon François Hollande. Nous avons également découvert qu’elle ne croyait pas au programme socialiste, tant sur la généralisation des 35 heures que sur le smic à 1 500 euros, alors qu’elle était la candidate officielle du PS. Malgré cette liste de mensonges mise à jour, Ségolène Royal vient quand même d’annoncer qu’elle serait probablement candidate aux élections présidentielles de 2012. Elle oublie juste que la politique est avant tout une question de confiance, n'est ce pas ?

A quoi sert un ministre ?

Je reçois le rapport d’activité du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Par qui croyez-vous que ce document censé expliquer ce que fait Bercy soit signé ? Par le ministre naturellement ! Eh bien non. C’est Monsieur Jean Bassères (vous connaissez ?) le secrétaire général du ministère qui signe. Normal, à Bercy les ministres passent si vite qu’ils n’ont guère le temps de savoir ce qui s’y passe. Borloo aura tenu un mois. Depuis dix ans, on doit bien compter une dizaine de ministres passés par là. Et si jamais il en est un qu’on dit compétent, par exemple, Christine Lagarde, le président de la République croit nécessaire de l’accompagner au conseil des ministres des finances européens pour expliquer à sa place la politique économique de la France. Comment a-t-on pu préparer un paquet fiscal aussi lourd que celui que s’apprête à voter le Parlement en un mois tout en changeant de ministre. C’est bien la preuve que le ministre soit disant en charge du dossier n’y est pour rien. Donc, ne nous inquiétons pas trop d’être sans ministre des Sports pendant quatre mois !

Qui a peur de quoi ?

« Ceux qui (en politique) n’aiment pas le danger devraient changer de métier ». Avertissement de Nicolas Sarkozy aux parlementaires de l’UMP qu’il avait réunis à l’Elysée aussitôt après le premier conseil des ministres du nouveau gouvernement Fillon. « Moi, je n’ai pas peur », a-t-il conclu après avoir exposé l’ampleur de la tâche à accomplir. Peur de quoi ? Il vient de gagner une double élection, il dispose de la majorité absolue et il a cinq ans devant lui. La droite s’est longtemps inventée toutes sortes de peurs imaginaires pour s’imposer la « prudence » et l’inaction. Certes Juppé a dû renoncer devant la rue sur les régimes spéciaux, comme Mitterrand sur l’école libre ou Villepin sur le CPE. Mais Raffarin a tenu bon pour les retraites des fonctionnaires. La peur n’est jamais bonne conseillère. Sarkozy a bien l’intention de regarder les chefs syndicalistes dans les yeux. Quelle épreuve de force ? Sur quel sujet ? Prenez la seule grève du moment à Paris : elle touche les conducteurs du tramway Delanoé qui ne veulent pas rouler à 18 km/heure au lieu de 16…Et vous croyez vraiment que ce sont eux qui vont bloquer la France contre le service minimum ?

Ouvrir aussi le Parlement ?

Et l’ouverture à gauche continue… Si l’on a finalement échappé à la pétroleuse Taubira et au vieux cheval de retour Baylet, le gouvernement Fillon II s’enrichit de deux nouvelles figures de gauche : le socialiste (blairiste, il est vrai) Jean-Marie Bockel et Fadela Amara, présidente du mouvement « Ni putes ni soumises » (cette intéressante appellation figurera-t-elle sur sa carte de visite officielle ?), appelée à seconder Christine Boutin en un attelage un rien surréaliste. Au lieu de recourir à de si pitoyables gadgets, qui ne lui ont pourtant pas si bien réussi à en juger par le résultat des législatives, Nicolas Sarkozy ne ferait-il pas mieux de songer à une autre ouverture, plus juste et plus profitable à la clarté démocratique : celle qui consisterait à ouvrir l’Assemblée nationale aux "candidats de la diversité" idéologique ? En effet, si 40 % des électeurs ne sont pas déplacés, au premier comme au second tour des législatives, il y a fort à parier que la perspective de ne bénéficier que d’une représentation symbolique, voire de pas de représentation du tout, n’y est pas pour rien. Publiée dans le Monde daté du 19 juin, la projection des résultats des législatives sur un mode de scrutin à la proportionnelle intégrale indique que la majorité UMP en serait sortie renforcée, tandis que le Modem aurait obtenu une représentation plus conforme au score de son candidat à la présidentielle, et que la choquante disparité de traitement entre le PCF et le FN s’en serait trouvée, sinon supprimée, du moins atténuée. Même si la simple existence de la proportionnelle pousserait sans nul doute les électeurs des partis minoritaires à se déplacer en plus grand nombre, la capacité du système à dégager une majorité ne devrait pas s’en trouver affectée. Et permettrait au moins de tenir une promesse : respecter les minorités. Car quand on veut réformer un pays de fond en comble, peut-on s’accommoder de laisser une part non négligeable de l’opinion basculer dans l’indifférentisme ?

Et vous, vous feriez quoi ?

La vague bleue est plus faible que prévu : une partie de la droite s’est abstenue et la gauche a bien mobilisé. La rose socialiste a repris des couleurs et le parti communiste a bien résisté – pour une fois ! Paris reste à gauche et Juppé sur le carreau. Un « avertissement », paraît-il, à Sarkozy. On l’avertit de quoi, au juste ? De ne pas rester fidèle à ses engagements ? Et qui l’avertit ? La gauche battue à répétition, en 2002 et en 2007, à deux reprises (présidentielle et législative). Les mauvaises habitudes de notre vieille droite réputée la plus bête du monde font redouter le pire. Que va faire Sarko ? Continuer sur son programme présidentiel, rompre avec la pensée unique, lancer les réformes promises et moderniser le pays ? Ou s’obstiner à ouvrir à gauche, amadouer des « partenaires sociaux » à la représentativité si douteuse, sonder les sondages pour naviguer à la godille ? Et pourquoi pas rappeler Chirac, Delors, Rocard et tutti quanti ? Et vous, avec une majorité absolue pour cinq ans, que feriez vous ?

UMP : le scandaleux appel à voter pour le candidat PS contre Marine Le Pen

Quels que soient les sentiments que l’on porte sur le Front national, on ne peut à la fois dire que celui-ci a déjà un pied dans la tombe et considérer qu’il continue à être un « danger pour la démocratie ». De même peut-on s’étonner qu’à l’UMP, on justifie le « sauvetage » de Bayrou dans sa circonscription et l’arrivée de nouveaux ministres d’ouverture au gouvernement au nom de « l’expression de la diversité » alors même que, dans le même temps, le parti (ultra) majoritaire appelle à voter pour le candidat PS opposé à Marine Le Pen… N’aurait-elle pas, elle aussi, « quelque chose à dire » comme l’a dit Wauquiez à propos des personnalités de gauche qui rejoignent le gouvernement ? Enfin, comment peut-on, aujourd’hui, « réfléchir » à l’introduction d’une dose de proportionnelle tout en s’échinant à faire battre l’unique candidate FN qualifiée pour un second tour ? Avec un nombre de voix exactement équivalent (283 voix d’écart) le PC obtiendra plus d’une dizaine de députés et le FN aucun. Au nom de quoi celui-ci n’aurait-il pas droit à un élu – un seul sur 577 ! - à l’Assemblée ?

INDISPENSABLES PEINES PLANCHERS

Les syndicats de magistrat crient au scandale au motif que le gouvernement envisage d’inscrire dans le code pénal le principe de « peines planchers » pour les mineurs multirécidivistes. En pratique, il s’agira d’une peine minimale applicable à certains délinquants, sans possibilité pour le juge de descendre en dessous. Sera réputé multirécidiviste le délinquant ayant commis plus de trois infractions. Où est l’atteinte aux droits de l’homme ? Dans l’absence de latitude laissée aux juges pour juger de la gravité d’une infraction, plaident les magistrats opposés au projet. Mais cette latitude, dont ils disposent depuis si longtemps, qu’en ont fait les juges? Par exemple, ceci, emprunté à la chronique judiciaire récente : le tribunal correctionnel de Caen vient de condamner le 15 juin à quatre mois fermes une jeune femme de 27 ans sortie de prison vingt-quatre heures plus tôt, et déjà condamnée à dix-huit reprises pour violences, menaces et outrages ! L’avant-veille, celle-ci avait menacé de mort une surveillante de la maison d'arrêt de Caen puis elle s'en était pris à la voiture de cette dernière en brisant ces rétroviseurs. Si la jeune femme en question avait été lourdement condamnée la troisième fois, aurait continué ? Nul ne sait. Mais ce qu’on sait très bien en revanche, c’est ce que sa quasi impunité a produit.…

Liberté pas chérie

A deux semaines de l’entrée en vigueur de la libéralisation de l’électricité, les lobbies anti-marchés se déchaînent. "Surtout, ne bougez pas de chez EDF" nous dit l’UFC- Que choisir. Plus facile de choisir en effet quand on est en situation de monopole ! Et plus confortable aussi pour les sociétés qui en bénéficient. Pourtant, n’en déplaise aux associations de consommateurs, la concurrence est un puissant facteur d’amélioration des services. France Télécom aurait –il développé aussi vite le mobile s’il avait gardé son monopole, sans l’aiguillon de Bouygues-Télécom et de SFR ? Et sans l’Internet n’en serions nous pas toujours au Minitel noir et blanc ? La semaine prochaine, s’ouvre le salon du Bourget. Voilà un secteur, celui du transport aérien, qui depuis vingt ans a vu éclater les monopoles ; résultat, le trafic a triplé, le nombre des destinations desservies a doublé, les avions sont de plus en plus confortables et les billets de moins en moins chers. Air France peut dire merci à la libéralisation et aux compagnies Low Costs qui l’ont réveillé et hissé avec KLM au premier rang mondial. Cela devrait faire réfléchir EDF.

C’est le majoritaire qui l’a tué…

Je me suis bien trompé. Il y a trois mois, le 7 mars, j’annonçais la mort future du scrutin majoritaire. « Bayrou joue gagnant à tous les coups », écrivais-je ici…Parce que je pensais qu’il n’y avait que deux hypothèses : ou bien François Bayrou serait au second tour de la présidentielle et il la gagnait, ou bien il obligeait Sarkozy à négocier avec lui pour obtenir la proportionnelle qui lui donnerait un rôle charnière. Il n’a pas été au second tour et il n’a pas négocié avec Sarkozy. Pire même, il a dit qu’il ne voterait pas pour lui au second tour. Par dépit. Du même coup il a perdu tout ce qu’il avait en main : ses voix et ses hommes. Présomptueux, il n’avait pas imaginé ne pas figurer au second tour. Il se vantait d’avoir 7 millions de voix ; dimanche dernier il lui en est resté 2 millions, et même pas tout à fait. 5 millions de voix perdues en six semaines. Quant à la proportionnelle, elle attendra. Il a joué perdant perdant. Ce n’est décidément pas lui qui a tué le scrutin majoritaire, c’est le scrutin majoritaire qui l’a tué. Sarkozy l’a pris de très haut et lui a évité le coup de grâce, en retirant le candidat UMP qui pouvait se maintenir contre lui.

Après Taubira, hola !

Christiane Taubira va-t-elle entrer au gouvernement ? Ce n’est évidemment qu’une rumeur, mais la seule évocation de son nom ne manque pas d’inquiéter. Faut-il le rappeler ? La députée de Guyane, qui milita pour l’indépendance de ce territoire français depuis le XVIIe siècle, n’a cessé de critiquer l’œuvre de la France outre-mer. Elle a combattu l’article 4 de la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la nation aux Français rapatriés : deux petites lignes bien anodines (« Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer ») supprimées sous la pression de la gauche en général et de Christiane Taubira en particulier, qui a de l’histoire une conception très univoque : on lui doit la loi du 10 mai 2001 faisant de la traite négrière un crime contre l’humanité. Une loi de désinformation mémorielle qui dénonce la traite transatlantique pratiquée par les nations occidentales mais oublie de condamner les traites interafricaines et l’esclavage qui a duré plusieurs siècles en terre d’islam ! Les plus grands historiens ont demandé l’abrogation de ce texte, et d’autres, qui entravent la recherche historique. En vain. Voilà que son auteur pourrait entrer au gouvernement. Nicolas Sarkozy aurait tenté de l’en convaincre après la présidentielle, il ne désespère pas qu’elle accepte après les législatives. Est-ce vraiment là ce qu’il appelle la rupture ?

Qu’il est plaisant d’être ringard !

Dimanche, lors de la soirée électorale, je me suis surpris à regarder le logo qui figurait en bas de mon écran de télévision pour m’assurer que j’étais bien sur TF1 et non sur Comédie. Comment ne pas sourire en entendant Elizabeth Guigou encore parler de la gauche comme « une force de progrès ». Cela fera surement plaisir aux 18 983 138 électeurs qui ont assuré une confortable élection à Nicolas Sarkozy, de savoir qu’ils sont considérés comme d’infâmes ringards par les éléphants et les sympathisants du « Parti du progrès ». Ceux-ci feraient plutôt mieux de chercher à connaître les raisons profondes qui ont conduit les Français à les rejeter massivement à l’élection présidentielle et au premier tour des législatives. Je serai bien tenté de parler d’autisme, mais je ne le ferai pas, ayant un infini respect pour ceux qui souffrent (vraiment) de cette maladie.

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