Les embrassades, donc, ne sont plus réservées au show bizz. Pour sceller le retour en force de l’amitié franco-espagnole, naguère remise en cause, à juste titre, par Nicolas Sarkozy quand, ministre de l’Intérieur, il avait enjoint Jose Luis Zapatero de ne plus régulariser chaque année, des dizaines de milliers de clandestins ayant vocation à passer les Pyrénées pour venir bénéficier du RMI chez nous, ce même Sarkozy devenu président de la République, embrasse comme du bon pain le président du Conseil espagnol ! Changement de style ? Sans doute. Mais alors, allons au bout des choses. De même que « le style c’est l’homme » (Buffon), c’est la raison d’Etat qui change de style. On n’imagine pas Churchill serrant Staline dans ses bras à Yalta, ni Roosevelt embrassant de Gaulle à Casablanca. Si, demain, Zapatero vote contre la France au Conseil européen quand celle-ci proposera un contrôle accru des frontières méditerranéennes, attendons nous logiquement à ce que le nouveau chef de l’Etat refuse ostensiblement de lui serrer la main !

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