« Ceux qui (en politique) n’aiment pas le danger devraient changer de métier ». Avertissement de Nicolas Sarkozy aux parlementaires de l’UMP qu’il avait réunis à l’Elysée aussitôt après le premier conseil des ministres du nouveau gouvernement Fillon. « Moi, je n’ai pas peur », a-t-il conclu après avoir exposé l’ampleur de la tâche à accomplir. Peur de quoi ? Il vient de gagner une double élection, il dispose de la majorité absolue et il a cinq ans devant lui. La droite s’est longtemps inventée toutes sortes de peurs imaginaires pour s’imposer la « prudence » et l’inaction. Certes Juppé a dû renoncer devant la rue sur les régimes spéciaux, comme Mitterrand sur l’école libre ou Villepin sur le CPE. Mais Raffarin a tenu bon pour les retraites des fonctionnaires. La peur n’est jamais bonne conseillère. Sarkozy a bien l’intention de regarder les chefs syndicalistes dans les yeux. Quelle épreuve de force ? Sur quel sujet ? Prenez la seule grève du moment à Paris : elle touche les conducteurs du tramway Delanoé qui ne veulent pas rouler à 18 km/heure au lieu de 16…Et vous croyez vraiment que ce sont eux qui vont bloquer la France contre le service minimum ?

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