On a oublié la Turquie !
Le 27/06/07, par François d’Orcival, Président du Comité éditorial | Général
C’était un engagement de campagne de Nicolas Sarkozy : la Turquie, disait-il, n’a pas vocation à adhérer à l’Union européenne. Mais les négociations étaient déjà engagées à Bruxelles. Comment pouvait-il faire autrement que de laisser aller ? C’est naturellement ce que guettaient ses adversaires pour pouvoir clamer ensuite : « On vous l’avait bien dit ! Lui aussi renonce ! » Or si cela n’a pas fait les titres de la presse française, il en a été autrement de la presse étrangère qui a placé cette information en première page. Le 25 juin, le président de la République a bloqué un élément clé des négociations entre Bruxelles et Ankara en opposant son veto aux discussions économiques et monétaires. Le « Herald Tribune » expliquait le lendemain : « Après avoir obtenu un accord sur le nouveau traité simplifié au début du week-end, Sarkozy a empêché l’ouverture du processus qui aurait pu permettre de déboucher sur l’entrée de la Turquie dans la zone euro – ce qui aurait eu une évidente résonance symbolique… » Bref, la France a bien interrompu, là où elle le pouvait, le processus de la négociation. Naturellement les maximalistes trouveront que ce n’est pas ce qu’il fallait faire et que nous aurions du quitter l’Union européenne, mais les Turcs, eux, ont parfaitement compris le message.
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