Y aura-t-il ou non comme chaque année pour le 14 juillet, une grâce présidentielle accordée aux détenus ? Le personnel pénitentiaire s’inquiète déjà (ou plutôt menace) d’un risque de surchauffe dans les prisons si Nicolas Sarkozy n’applique pas cette tradition. Pour avoir un premier élément de réponse, il fallait écouter François Fillon déclarer avant hier matin sur RMC Info : « En principe, le président de la République a dit non ». Et le Premier ministre d’ajouter : « ceci étant, c'est son pouvoir, c'est un pouvoir qu'il ne partage avec personne et donc c'est à lui d'y répondre». Pourtant à la mi juin, la garde des sceaux, Rachida Dati, affirmait sur Europe 1 qu’il y aurait bien une grâce présidentielle et que le décret était même en cours d’écriture. Bref, aujourd’hui, on n’est guère plus avancé… Si finalement une grâce est accordée, il faudra alors expliquer à beaucoup de gens en quoi un automobiliste – bien garé – mais qui a "oublié" de mettre un ticket de parcmètre derrière son pare-brise (et qui n’a malheureusement pas bénéficié d’une autre tradition présidentielle, l’amnistie des PV après élection) est plus dangereux qu’un détenu ayant commis un délit comme un vol avec violence, une destruction volontaire par incendie ou une escroquerie. A moins que le gouvernement ne considère chaque détenu libéré comme un automobiliste mal garé en puissance ! J’aurai plutôt tendance à le considérer comme un récidiviste en puissance. Pas vous ?

 Suivre le fil de cette discussion par RSS