Douze ans ans ont passé. Mais on ne peut oublier que le 25 juillet 1995 à 17 heures 30, une bombe explosait dans la ligne du RER B à la station Saint Michel, faisant huit mort et plus de cent cinquante blessés. Jacques Chirac avait été élu président de la République deux mois plus tôt. C’était sa première et la plus tragique épreuve. Le terrorisme frappait à nouveau et durement sur notre sol. Depuis, l’alerte et la vigilance n’ont pas cessé. Nos services de renseignement ont permis de déjouer de multiples tentatives d’attentats. Nous leur devons de considérer avec un certain détachement ce qui se passe chaque jour dans les rues de Bagdad ou d’Islamabad. Nous aurions tort de penser que cette guerre-là s’est éloignée de nous. Elle peut nous rattraper à tout moment. Que ferions-nous si les hommes de notre contingent de la Finul au sud Liban étaient victimes à leur tour d’engins explosifs déclenchés à distance ? Le long fil de toutes ces bombes remonte à celles posées dans les bars d’Alger, il y a cinquante ans, par les équipes féminines de Yacef Saadi. Voyez le film de Barbet Schröder sur « l’avocat de la terreur ».

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