Triste ratatouille
Le 03/08/07, par Frédéric Pons, Rédacteur en chef Monde | Gouvernement
On mélange tout et on oublie l'essentiel, dans cette ratatouille habilement mijotée par les Kadhafi, préparée par le père, remuée par le fils. La France se retrouve accusée de tout, obligée de se justifier. Et la gauche fonce dans le panneau, et les autorités bulgares font profil bas, trop heureuses de voir l'attention et les questions s'éloigner de leurs propres responsabilités, alors qu'elles ont tant à se reprocher (indifférence pour les uns, trafics sordides avec la Libye pour les autres) et l'Europe se montre de plus en plus gênée. Bien sûr qu'il y a eu des contreparties avec Kadhafi. Seuls les naïfs croient le contraire. Et pourquoi la France laisserait aux autres les contrats à venir ? Au nom de la raison d'Etat, on va vendre... Le Libyen est joueur et près de ses sous. Il va tirer le maximum des otages après les avoir soigneusement laissés torturer. Le racket après la sauvagerie (lisez les premiers témoignages des otages...). Nous, contribuables, allons financer ses trente années de gabegie et de nullité, en remettant son pays en état. Est-ce normal ? Ils ont violé nos otages avec des chiens et on se laisse mettre a laisse au cou pour quelques millions de contrats ! Est-ce acceptable ? On doit bien rire sous la tente du Bédouin. Faut-il s'en satisfare ? Non. Des plaintes pour tortures, crimes, etc... doivent maintenant être déposées pour ne pas laisser ces crimes impunis. La renonciation à toute poursuite contre leurs tortionnaires signée par les otages ne vaut rien. Un chiffon de papier signé sous la contrainte. Il faut pourrir la vie de Kadhafi et consorts, au nom de toutes ses victimes. Au nom de la justice et et la dignité. Mais où sont les organisations de défense des droits de l'homme et de la femme ?
Suivre le fil de cette discussion par RSS












Commentaires
Ajouter maintenant un commentaire