Malgré six lois consacrées à la sécurité depuis 2002, on constate chaque jour que rien n’a changé, ou si peu. La raison est connue : ce n’est pas l’arsenal législatif qui fait défaut, c’est la volonté de s’en servir, notamment chez les magistrats. D’où le découragement des policiers qui, entre la crainte d’être accusés de bavure et la colère de retrouver, libre comme l’air, le délinquant qu’ils ont arrêté la veille, voient leurs marges de manoeuvres réduites à peu de choses… Mais au-delà des textes et de cette question de volonté, il y a aussi un troisième aspect, décisif : l’état de la concurrence pénale internationale. Je m’explique : de même que les pays qui connaissent la fiscalité la plus basse attirent les capitaux, de même ceux où l’on est le moins puni attirent les criminels ! La France qui ne fait pas partie de la première catégorie entre résolument dans la seconde. Voyez ce cas d’école que nous signale un lecteur : un homme en fuite, soupçonné de crime aux Etats-Unis, vient de se livrer à la police française après avoir demandé et obtenu sans mal la nationalité française. Originaire de l’Illinois, Etat américain où il risque la peine de mort, il préfère être jugé dans un pays qui non seulement l’a abolie, mais qui n’extrade pas ses ressortissants s’ils risquent d’être exécutés. Vous trouverez tous les détails sur cette affaire exemplaire sur le lien suivant : http://www.myspace.com/dr_david_cornbleet_murder

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