Le conseil des ministres s’est déroulé, nous dit-on, dans un climat de grande sérénité entre le président de la République et son premier ministre. Ceci pour couper court à ce qui se dit à Paris : à savoir que Nicolas Sarkozy aurait mal pris la remarque de François Fillon disant, dimanche dernier, que la réforme des régimes spéciaux de retraite était prête et qu’il n’attendait que le signal du président de la République pour passer à l’acte – comme si l’on pouvait tirer le chef de l’Etat par la manche et décider à sa place du calendrier des réformes ! Bref, exaspération de chaque côté, recadrage, et fuites dans « le Canard enchaîné », etc. Mais, en définitive, quel est le vrai résultat ? Le débat s’est étalé dans les journaux et sur les plateaux de télévision. Tous les arguments ont été à nouveau rappelés. Les syndicats sont prévenus que l’on va, quoi qu’il arrive, réformer ces régimes spéciaux, réforme que l’opinion approuve et que les socialistes s’abstiennent de dénoncer puisqu’elle se fait au nom de l’égalité des temps de cotisation pour tout le monde, public et privé. Et enfin, la majorité fait bloc derrière le premier ministre et le chef de l’Etat pour que cela ne traîne pas. On l’aurait fait exprès que l’on n’aurait pas fait mieux !

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