Pour le centenaire de sa mort, la Fondation Beyeler, à Bâle, met en lumière, de façon inédite, l’oeuvre du “Douanier”. Gorilles, intrus, cage aux fauves…
Il est des artistes dont la petite chanson sans prendre une ride séduit à chaque fois l’amateur et lui réserve des surprises. C’est le cas du “Douanier”, artiste singulier, aujourd’hui “star”des cimaises et pourtant mort méconnu il y a cent ans. Un anniversaire qui, à défaut d’être fêté en France, a franchi les Alpes et fait le bonheur des Suisses, ce qui n’aurait pas déplu au grand Henri. L’enfant de Laval, en effet, rêvait de réconcilier les hommes et les peuples, comme le clame son grand tableau les Représentants des puissances étrangères venant saluer la République en signe de paix. Son emploi à l’octroi de Paris en fit un passeur de frontières comme son art, d’ailleurs, qui fit communiquer la campagne et la ville, le sauvage et le civilisé, l’inconscient et la raison.
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