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FN : les conditions du rebond

Si on rentre dans le détail de notre baromètre mensuel CSA de cette semaine, on découvre des choses étonnantes : ainsi de l’opinion des sympathisants FN vis-à-vis de Sarkozy. Il y a quatre mois, ils étaient 55 % à juger son action allait « plutôt dans le bons sens », ils ne sont plus, aujourd’hui, que 23 %. Pire encore du coté de ceux qui estiment que l’action du chef de l’Etat va « plutôt dans le mauvais sens » : de 37 %, en novembre, ils sont passés à… 74 %. En clair : l’électorat lepéniste ayant voté Sarkozy à la présidentielle regrette, plus encore que les autres, de s’être fait « berner ». Retourneront-ils, pour autant, dès cette élection, au vote FN ? Pas aussi simple : d’abord parce que le FN présente moins de deux cent listes (aucune en Seine Saint-Denis !) ; ensuite parce que le scrutin municipal, le poids de ses sortants et de ses notables, n’a jamais été une « spécialité » frontiste ; enfin, et c’est le plus important, parce que le FN n’est pas « guéri » de ses échecs à la présidentielle et aux législatives. Encore en convalescence, le parti souffre de son image « brouillée » : qui est le chef au FN ? Le Pen ? Sa fille ? Gollnish (arrivé en tête lors du dernier congrès chez les militants) ? Quelle est sa vraie ligne : à droite toute ? Ni droite ni gauche ? Devenus électeurs lepéniste par quête de repères, les électeurs FN ne retrouvent plus aujourd’hui dans leur parti ces mêmes repères qu’ils réclament ailleurs. S’il veut retrouver rapidement ses scores d’autrefois (l’espace, on l’a vu, existe !) le Front ne peut faire l’économie d’une opération « clarification ». C'est-à-dire avant les deux prochains scrutins : européennes en 2009, régionales en 2010. Deux scrutins symboles : c’est à l’occasion des européennes de 1984 que le FN avait réussi sa première percée nationale ; c’est à l’occasion des régionales de 1998, et de ses alliances locales, que le FN était (presque) parvenu à faire exploser la droite. J’avoue être curieux de connaître l’avis des sympathisants FN, et notamment de ceux ayant voté Sarkozy à la présidentielle…

« L’avortement ? Non merci ! »

De retour de Rome, en pleine campagne électorale pour les législatives d’avril. Au cœur de cette campagne, un thème s’est imposé contre toute attente, qui faisait encore la une de toute la presse ce lundi : ce n’est ni le pouvoir d’achat, ni la sécurité, ni le chômage, ni l’immigration, ni la réforme des institutions… mais bel et bien l’avortement. Ce débat inattendu, on le doit à Giuliano Ferrara, fondateur du quotidien intellectuel “Il Foglio”, ancien communiste passé au soutien à Berlusconi, athée qui ne manque aucune occasion de proclamer son soutien à Benoît XVI au nom de la défense de l’humanisme européen. En décembre dernier, il a lancé l’idée d’un moratoire des avortements, sur le modèle de celui sur la peine de mort proposé par l’ONU, initiative qui a rencontré un grand écho en vertu du respect unanime dont jouit Ferrara en Italie, à gauche comme à droite, et de la haute tenue intellectuelle où il a su placer le débat. La crise politique italienne ayant débouché sur des législatives anticipées, Ferrara a monté une liste intitulée “Avortement ? Non merci !”, qui courra sous ses seules couleurs faute d’être parvenu à un accord avec Berlusconi. Malgré sa grande sympathie envers l’“elefantino” (ainsi que l’on surnomme Ferrara en vertu d’un physique généreux), l’Eglise s’est montrée réservée vis-à-vis d’une initiative dont elle craint une dispersion des voix catholiques, ainsi que le contrecoup d’un résultat électoral marginal. Tout en confessant ses doutes ce matin sur le blog d’“Il Foglio”, Ferrara écrit : « Si cela tournait mal ce serait sans importance, parce que cela a déjà tourné bien », puisque son action est déjà parvenue à « rompre un silence qui durait depuis trente ans ». Si, comme l’écrivait Hannah Arendt, la natalité est bien « le miracle qui sauve le monde », c’en est un autre, non négligeable, d’être parvenu à briser le mur de conformisme moraliste qui entoure cette douloureuse question et d’avoir obligé la classe politique entière, comme les intellectuels, à prendre parti sur un sujet sur lequel ils n’avaient que trop tendance à fermer les yeux.

Sentiment de déjà vu

Une affaire de fraude fiscale en Allemagne a entrainé la démission du président de la Poste allemande, un socialiste qui avait doté de 1 million d’euros une fondation au Lichtenstein afin d’échapper au fisc. Des milliers d’autres allemands font l’objet d’une enquête. IL est choquant que les services secrets allemands puissent dépenser l’argent des contribuables pour acheter à l’étranger des fichiers de clients allemands d’une banque étrangère.Ce sont des méthodes totalitaires de sinistre mémoire. Violation de la souveraineté d’un Etat indépendant, violation du secret bancaire, pressions inadmissibles sur cet Etat pacifique pour qu’il modifie sa législation : de telles pratiques sont dangereuses pour des libertés en Europe. Ceux qui résistent à l’oppression se trouvent pourchassés au-delà des frontières de façon inadmissible. Déjà, l’affaire Clearstream avait montré, en France, que l’on peut violer le secret bancaire d’un pays ami et manipuler des informations pour faire chanter ses ennemis sans susciter la moindre indignation. Voilà maintenant une police démocratique usant de la corruption pour parvenir à ses fin !. Allemands et Français feraient mieux d’aligner leur fiscalité sur celle du Kosovo qu’ils viennent de reconnaître plutôt que de s’en prendre à l’indépendance du Luxembourg et du Lichtenstein. Alléger les dépenses de l’Etat et réduire la fiscalité sont les moyens les plus efficaces de lutter contre la fraude.

Et la famille, alors ?

La mesure est passée presque inaperçue : le gouvernement s’apprête à modifier les règles de majoration des allocations familiales. Une réforme qui se traduirait, pour les familles, par un manque à gagner de 138 millions d’euros, selon la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf)… L’explication est simple. Pour l’instant, les allocations familiales (versées à partir de deux enfants) sont majorées deux fois : de 33,80 euros quand l’enfant atteint l’âge de 11 ans, de 60 euros quand il atteint 16 ans. Or le gouvernement a préparé un décret qui vise à n’accorder qu’une seule majoration, à l’âge de 14 ans. Cette mesure doit s’appliquer à partir du 1er mai, après les élections municipales. Les administrateurs de la Cnaf ont voté contre, mais leur avis n’est que consultatif. Plusieurs ont rappelé que les prestations familiales n’ont été revalorisées, cette année, que de 1%. C’est peu. Cette parcimonie accrédite petit à petit l’idée que la majorité UMP-Nouveau Centre se désintéresse des familles. La réforme accélérée du divorce et le projet d’union civile (qui devrait être soumis au parlement avant la Gay Pride) renforcent encore ce sentiment. Au risque de couper la droite d’un électorat qui la croyait attachée à la prospérité des familles, dans l’intérêt de la société. Si le gouvernement ne le comprend pas, la majorité devrait y prendre garde.

Sacré Henri !

Cher Henri Salvador qui nous a enchantés, c’est le mot juste, avec tant de délicieuses chansons dont radios, télévisions et journaux nous ont rappelé de si jolis souvenirs, récents ou anciens. Pour amuser nos lecteurs et animer gentiment nos féministes, voici un texte qui figurait dans ses « Chansons douces » de 1947, et fut aussi interprété par Léo Ferré (c’est dire !) : la chanson du scaphandrier…


Mets ton habit, scaphandrier
Descends dans les yeux de ma blonde.
Que vois-tu bon scaphandrier ?
Je voix un étrange attirail :
Des fleurs, des oiseaux, du corail,
Et de l’or en fines paillettes…

Mets ton habit scaphandrier
Descends dans le cœur de ma blonde,
Que vois-tu, bon scaphandrier ?
Je vois une source très pure
Je vois des rires et des deuils,
Une oasis près d’un écueil…

Mets ton habit scaphandrier
Et dans le cerveau de ma blonde,
Tu vas descendre, que vois-tu ?
Il est descendu, descendu
Et dans les profondeurs du vide
Le scaphandrier s’est perdu…

Que oserait chanter cela aujourd’hui en ces temps de quotas et de parité ! On devrait en faire une nouvelle rédaction.

Au secours, la gauche revient !

Regardé, hier soir, à la télévision, l’émission d’Arlette Chabot. Moscovici, par ailleurs brillant, ne cachait pas son optimisme pour les municipales. « Ca se présente bien… », a-t-il répondu, large sourire aux lèvres. Tous ses collègues étant à l’unisson. Ce n’est pas injuste pour la droite qui semble avoir tout fait, ces derniers temps, pour arriver à ce résultat : Kadhafi, hausse des prix, Bruni, Neuilly... Mais c’est aussi et surtout inespéré pour la gauche : voilà un parti en capilotade, sans chef et sans idée, qui se voit offrir une victoire électorale qu’elle ne méritait en rien sur un plateau d’argent. L’idée de voir tous ces caciques socialistes, communistes et Verts hilares sur les plateaux télés, les 9 et 16 mars prochains : voilà, peut-être, de quoi remobiliser les électeurs de droite. Mais celle-ci le mérite-t-elle beaucoup plus que la gauche ?

Capital d’antipathie

Plutôt que de gérer leur popularité, nos gouvernants devraient prendre garde à bien utiliser leur capital d’antipathie. Toutes les réformes suscitent des mécontentements. Mais rien n’est pire qu’une réforme annoncée qui ne se fait pas. On peut penser ce qu’on voudra du rapport Attali, il est vrai qu’il bouscule sérieusement les habitudes et suscite beaucoup de mécontentements. Mais quitte à le publier, il ne faut pas le jeter à la poubelle aussitôt sorti des presses. Car on cumule tous les inconvénients. Les gens ne sont pas contents qu’on ait songé à remettre en question leur rente et rien ne bouge. Les chauffeurs de taxis, les pharmaciens, les notaires sont fâchés et ceux qui espéraient que les choses bougent sont déçus. Pourquoi chercher ailleurs les raisons de la baisse de popularité du président ?

Réciprocité

Certes, il n’a pas connu le cachot, et son cas a donc moins ému les médias que celui des zozos humanitaires de l’Arche de Zoé. La condamnation du Père Pierre Wallez, prêtre français officiant en Algérie, à un an de prison avec sursis par le tribunal d’Oran, mérite pourtant qu’on s’y arrête. Condamné en vertu d’une loi de 2006 interdisant le prosélytisme, le père Wallez s’était pourtant contenté de prier avec un groupe de fidèles originaires du Cameroun. L’évènement, qui s’ajoute à d’autres allant dans le même sens, témoigne d’un durcissement des autorités algériennes vis-à-vis des chrétiens, qui va à l’inverse de l’obligation de réciprocité que Benoît XVI ne cesse de réclamer dans les rapports entre chrétienté et islam. A l’heure où il n’est question que d’aider les maires de France à ouvrir des mosquées sur le territoire de leur commune, il est bon de rappeler que nous sommes loin du compte.

Perspectives américaines, suite

Une blague mise à part (ce qui est le moins que l’on puisse faire dans un blog), les commentaires suscités par ma dernière analyse me paraissent très utiles à la compréhension des prochaines élections américaines. Commençons par le dernier pointage, au lendemain du week-end, dans la compétition entre Obama et Hillary Clinton chez les démocrates. Obama : 1140 délégués (tous compris) Clinton : 1137. Dans le camp républicain, et malgré deux succès de Michaël Huckabee, John McCain a déjà acquis 724 délégués contre 234 à son concurrent. La désignation se confirme. Nous allons donc assister à une bataille féroce dans le camp démocrate jusqu’à l’investiture finale. Cette bataille laissera des traces. Un ticket Clinton-Obama que j’évoquais est de ce fait très improbable : qui accepterait d’être le vice-président de l’autre ? La candidature de McCain a donc toutes ses chances. Hillary Clinton le disait déjà ce dimanche : « Les démocrates auront du mal à se battre contre le passé légendaire de John McCain… » A neuf mois du scrutin, les sondages ne sont que des indications fragiles. Les plus récents indiquent néanmoins que McCain battrait Hillary mais qu’il serait battu par Obama. Mais ici, l’écart n’est plus que de 3 ou 4 points, contre le double en janvier. La bataille sera plus serrée qu’on ne pensait. Enfin, l’élection elle-même ne se joue pas dans une seule circonscription (comme en France) mais dans chacun des Etats de l’Union. Si l’avance d’un candidat sur l’autre ne dépasse pas quelques points en estimation nationale, l’élection se décidera dans un ou deux Etats. Rappelez-vous la Floride en novembre 2000, qui a fait élire Bush avec 520 voix d’avance…Alors que Al Gore, son concurrent démocrate, était majoritaire en voix dans l’ensemble des Etats-Unis.

Après le « super mardi », quelles perspectives ?

John McCain, le héros de la guerre du Vietnam devenu sénateur républicain, conservateur et adversaire de George Bush, sera donc le candidat du parti républicain au mois de novembre. Il a gagné les primaires du « super mardi ». La question est maintenant la suivante : qui serait pour lui le « meilleur candidat démocrate » - c’est-à-dire celui qu’il aurait – malgré ses deux handicaps, huit années d’administration Bush et la guerre d’Irak – le plus intérêt à avoir en face de lui pour avoir une chance de gagner ? Les primaires démocrates de ce 5 février, si elles n’ont pas départagé les deux concurrents, nous fournissent néanmoins des indications. Obama a obtenu 539 délégués et Hillary Clinton 540. Mais le plus frappant est qu’Obama ne la distance, dans les Etats qu’il remporte, que grâce au vote noir (70 à 90 % des électeurs démocrates noirs ont voté pour lui) ; tandis qu’elle-même gagne, en Californie ou dans l’Etat de New York par exemple, grâce au vote latinos, les électeurs hispaniques rejetant Obama. Conclusion : l’intérêt de McCain serait d’affronter Obama, car il provoquerait la division dans l’électorat démocrate entre ses diverses minorités. En revanche, le pire serait pour lui un ticket Clinton-Obama, car alors celui-ci ratisserait le plus large. Il faudra attendre jusqu’à l’été – les conventions des deux partis – pour connaître le début de la réponse.

La Chute

Pour expliquer la spectaculaire chute de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy, deux raisons sont généralement avancées : l’exposition embarrassante de sa vie privée, et l’absence de résultat sur le terrain du pouvoir d’achat. A ces deux raisons, qui pèsent certainement leur poids, on oublie à mon sens d’en ajouter deux autres, dont l’une est d’ailleurs contenue dans la seconde. La première est l’effet désastreux produit dans la frange droitière de l’électorat par la proposition de la commission Attali, avalisée par le président, de "relancer" une immigration dont pourtant personne, en dépit des beaux calculs de M. Hortefeux, ne peut croire qu’elle ait été stoppée. Ce qui nous amène à la seconde raison, qui est un léger "déficit", pour être courtois, de cohérence. Moins cartésiens qu’ils ne le furent, les Français le demeurent sans doute suffisamment pour ne pas goûter indéfiniment qu’on leur dise, sur tout sujet, une chose et son contraire : qu’on prétende sauvegarder l’identité nationale tout en "relançant" l’immigration ; qu’on assure avoir entendu leur refus de la Constitution européenne, et qu’on convoque le Parlement pour l’adopter sans leur aval ; qu’on dise vouloir en finir avec mai 68 pour afficher un style de vie qui semble obéir au "jouir sans entraves" de Cohn-Bendit et de ses amis ; qu’on proclame les racines chrétiennes de la France au moment précis où on lance un projet de divorce express et où l’on s’apprête à mettre fin à l’interdiction du travail le dimanche ; qu’on dise vouloir en finir avec la domination intellectuelle de la gauche, et qu’on aille confier la réflexion sur la modernisation de la France au sherpa de François Mitterrand (dont, par les fruits qui furent produits, on peut facilement juger de la qualité des conseils qu’il lui prodigua)… Je m’arrête là, mais nos lecteurs ne manquent sans doute pas d’exemples pour étoffer la liste.

Europe : une Charte très inquiétante

C’est donc aujourd’hui, lundi, que le Parlement se réunit en congrès pour modifier la Constitution. Étape préalable à l’adoption du traité de Lisbonne. Jeudi, tout sera fait : l’Assemblée, puis le Sénat auront ratifié un texte qui reprend pourtant la quasi-totalité des dispositions rejetées par les Français le 29 mai 2005… C’est le cas, notamment, de la Charte des droits fondamentaux, qui s’appliquera dans tous les pays de l’Union européenne. En a-t-on bien mesuré les conséquences ? Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, livre sur le site de son diocèse une analyse de ce texte, remarquable de clarté (www.diocese-frejus-toulon.com). La Charte européenne des droits fondamentaux, écrit-il, présente « une vision relativiste et évolutive des droits de l’homme qui met en cause les principes du droit naturel ». Deux exemples, seulement, des dérives que permet ce texte : la Charte garantit le droit de se marier et de fonder une famille. Mais « elle se garde de spécifier le sexe des conjoints, note Mgr Rey. Elle dissocie explicitement la notion de mariage de celle de famille. Ceci constitue une rupture avec la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée à l’ONU en 1948, laquelle définissait la famille comme l’union d’un homme et d’une femme, et faisait d’elle le socle anthropologique de la société ». Ce texte suscite aussi une grande inquiétude concernant la protection de la vie humaine. Selon la Charte, « toute personne humaine a droit à la vie ». Une proclamation qui exclut, de facto, l’enfant à naître puisque, « selon l’un des derniers avis rendus par le Tribunal européen, “l’enfant à naître n’est pas considéré comme une personne”. L’embryon humain, notamment in vitro, ne bénéficie plus d’une protection pénale. C’est ainsi que la Charte interdit seulement le clonage à but reproductif sans jamais mentionner le clonage embryonnaire à des fins thérapeutiques. Il s’agit, là encore, d’un net recul (…) par rapport à la Convention de biomédecine du Conseil de l’Europe adopté en 1997, qui précisait “qu’est interdite toute intervention ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain, vivant ou mort... ”. » On n’attend pas de tous nos parlementaires qu’ils aient l’acuité de Mgr Rey. Simplement qu’ils fassent l’effort de lire son analyse avant de se prononcer. En conscience.

Une « ouverture » pour rien…

A ceux qui, comme moi, doutaient depuis le début des vertus – et surtout de l’utilité politique - de l’ouverture, les « stratèges » de l’UMP répondaient : « Vous ne comprenez rien ! En brouillant le lignes, l’ouverture va torpiller la gauche ». Maintenant que Sarkozy décroche dans les sondages, toutes les études d’opinion le démontrent : après avoir été, c’est vrai, un peu « troublés » au début, les électeurs de gauche s’apprêtent à voter… à gauche ! Quant aux électeurs de droite, ils sont de plus en plus nombreux à réclamer, eux, un retour aux fondamentaux de… droite. Et voilà qu’on nous annonce qu’à l’issue des municipales, et quelque soit le résultat, il y aura un « remaniement » avec encore plus de ministres d’« ouverture » ! Bref, plus on déçoit à droite, plus on ouvre à gauche… Vous y comprenez quelque chose, vous ?

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