John McCain, le héros de la guerre du Vietnam devenu sénateur républicain, conservateur et adversaire de George Bush, sera donc le candidat du parti républicain au mois de novembre. Il a gagné les primaires du « super mardi ». La question est maintenant la suivante : qui serait pour lui le « meilleur candidat démocrate » - c’est-à-dire celui qu’il aurait – malgré ses deux handicaps, huit années d’administration Bush et la guerre d’Irak – le plus intérêt à avoir en face de lui pour avoir une chance de gagner ? Les primaires démocrates de ce 5 février, si elles n’ont pas départagé les deux concurrents, nous fournissent néanmoins des indications. Obama a obtenu 539 délégués et Hillary Clinton 540. Mais le plus frappant est qu’Obama ne la distance, dans les Etats qu’il remporte, que grâce au vote noir (70 à 90 % des électeurs démocrates noirs ont voté pour lui) ; tandis qu’elle-même gagne, en Californie ou dans l’Etat de New York par exemple, grâce au vote latinos, les électeurs hispaniques rejetant Obama. Conclusion : l’intérêt de McCain serait d’affronter Obama, car il provoquerait la division dans l’électorat démocrate entre ses diverses minorités. En revanche, le pire serait pour lui un ticket Clinton-Obama, car alors celui-ci ratisserait le plus large. Il faudra attendre jusqu’à l’été – les conventions des deux partis – pour connaître le début de la réponse.

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