Après le « super mardi », quelles perspectives ?
Le 06/02/08, par François d’Orcival, Président du Comité éditorial | Général
John McCain, le héros de la guerre du Vietnam devenu sénateur républicain, conservateur et adversaire de George Bush, sera donc le candidat du parti républicain au mois de novembre. Il a gagné les primaires du « super mardi ». La question est maintenant la suivante : qui serait pour lui le « meilleur candidat démocrate » - c’est-à-dire celui qu’il aurait – malgré ses deux handicaps, huit années d’administration Bush et la guerre d’Irak – le plus intérêt à avoir en face de lui pour avoir une chance de gagner ? Les primaires démocrates de ce 5 février, si elles n’ont pas départagé les deux concurrents, nous fournissent néanmoins des indications. Obama a obtenu 539 délégués et Hillary Clinton 540. Mais le plus frappant est qu’Obama ne la distance, dans les Etats qu’il remporte, que grâce au vote noir (70 à 90 % des électeurs démocrates noirs ont voté pour lui) ; tandis qu’elle-même gagne, en Californie ou dans l’Etat de New York par exemple, grâce au vote latinos, les électeurs hispaniques rejetant Obama. Conclusion : l’intérêt de McCain serait d’affronter Obama, car il provoquerait la division dans l’électorat démocrate entre ses diverses minorités. En revanche, le pire serait pour lui un ticket Clinton-Obama, car alors celui-ci ratisserait le plus large. Il faudra attendre jusqu’à l’été – les conventions des deux partis – pour connaître le début de la réponse.
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