Certes, il n’a pas connu le cachot, et son cas a donc moins ému les médias que celui des zozos humanitaires de l’Arche de Zoé. La condamnation du Père Pierre Wallez, prêtre français officiant en Algérie, à un an de prison avec sursis par le tribunal d’Oran, mérite pourtant qu’on s’y arrête. Condamné en vertu d’une loi de 2006 interdisant le prosélytisme, le père Wallez s’était pourtant contenté de prier avec un groupe de fidèles originaires du Cameroun. L’évènement, qui s’ajoute à d’autres allant dans le même sens, témoigne d’un durcissement des autorités algériennes vis-à-vis des chrétiens, qui va à l’inverse de l’obligation de réciprocité que Benoît XVI ne cesse de réclamer dans les rapports entre chrétienté et islam. A l’heure où il n’est question que d’aider les maires de France à ouvrir des mosquées sur le territoire de leur commune, il est bon de rappeler que nous sommes loin du compte.

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