Capital d’antipathie
Le 14/02/08, par David Victoroff, Rédacteur en chef Economie Finance | Gouvernement
Plutôt que de gérer leur popularité, nos gouvernants devraient prendre garde à bien utiliser leur capital d’antipathie. Toutes les réformes suscitent des mécontentements. Mais rien n’est pire qu’une réforme annoncée qui ne se fait pas. On peut penser ce qu’on voudra du rapport Attali, il est vrai qu’il bouscule sérieusement les habitudes et suscite beaucoup de mécontentements. Mais quitte à le publier, il ne faut pas le jeter à la poubelle aussitôt sorti des presses. Car on cumule tous les inconvénients. Les gens ne sont pas contents qu’on ait songé à remettre en question leur rente et rien ne bouge. Les chauffeurs de taxis, les pharmaciens, les notaires sont fâchés et ceux qui espéraient que les choses bougent sont déçus. Pourquoi chercher ailleurs les raisons de la baisse de popularité du président ?
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