Cher Henri Salvador qui nous a enchantés, c’est le mot juste, avec tant de délicieuses chansons dont radios, télévisions et journaux nous ont rappelé de si jolis souvenirs, récents ou anciens. Pour amuser nos lecteurs et animer gentiment nos féministes, voici un texte qui figurait dans ses « Chansons douces » de 1947, et fut aussi interprété par Léo Ferré (c’est dire !) : la chanson du scaphandrier…


Mets ton habit, scaphandrier
Descends dans les yeux de ma blonde.
Que vois-tu bon scaphandrier ?
Je voix un étrange attirail :
Des fleurs, des oiseaux, du corail,
Et de l’or en fines paillettes…

Mets ton habit scaphandrier
Descends dans le cœur de ma blonde,
Que vois-tu, bon scaphandrier ?
Je vois une source très pure
Je vois des rires et des deuils,
Une oasis près d’un écueil…

Mets ton habit scaphandrier
Et dans le cerveau de ma blonde,
Tu vas descendre, que vois-tu ?
Il est descendu, descendu
Et dans les profondeurs du vide
Le scaphandrier s’est perdu…

Que oserait chanter cela aujourd’hui en ces temps de quotas et de parité ! On devrait en faire une nouvelle rédaction.

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