Sentiment de déjà vu
Le 21/02/08, par David Victoroff, Rédacteur en chef Economie Finance | Société
Une affaire de fraude fiscale en Allemagne a entrainé la démission du président de la Poste allemande, un socialiste qui avait doté de 1 million d’euros une fondation au Lichtenstein afin d’échapper au fisc. Des milliers d’autres allemands font l’objet d’une enquête. IL est choquant que les services secrets allemands puissent dépenser l’argent des contribuables pour acheter à l’étranger des fichiers de clients allemands d’une banque étrangère.Ce sont des méthodes totalitaires de sinistre mémoire. Violation de la souveraineté d’un Etat indépendant, violation du secret bancaire, pressions inadmissibles sur cet Etat pacifique pour qu’il modifie sa législation : de telles pratiques sont dangereuses pour des libertés en Europe. Ceux qui résistent à l’oppression se trouvent pourchassés au-delà des frontières de façon inadmissible. Déjà, l’affaire Clearstream avait montré, en France, que l’on peut violer le secret bancaire d’un pays ami et manipuler des informations pour faire chanter ses ennemis sans susciter la moindre indignation. Voilà maintenant une police démocratique usant de la corruption pour parvenir à ses fin !. Allemands et Français feraient mieux d’aligner leur fiscalité sur celle du Kosovo qu’ils viennent de reconnaître plutôt que de s’en prendre à l’indépendance du Luxembourg et du Lichtenstein. Alléger les dépenses de l’Etat et réduire la fiscalité sont les moyens les plus efficaces de lutter contre la fraude.
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