En privé, il n’y a pas un élu UMP qui ne prévoit une défaite les 9 et 16 mars. Mais qui se pose la question de l’après ? Prenons l’exemple de Paris, caricature des errements de la droite : doit-on, comme c’est le cas depuis 2001, continuer avec les mêmes et tout recommencer ? Panafieu, Lellouche, Goujon, Goasguen, ça suffit ! S’ils n’ont pas été capable de redresser la droite au cours des sept dernière années, pourquoi continuer de leur confier les responsabilités pour les six prochaines ? Pour espérer rebondir, l’UMP parisienne doit faire sa mue. C'est-à-dire nommer à la tête du groupe UMP au conseil de Paris un nouveau venu, n’ayant jamais trempé dans les guerres de clan et, si possible, candidat dans un arrondissement de gauche. Qu’importe qu’ils soient inconnus du grand public – Délanoë l’était en 2001 -, les prochain responsables locaux de la droite ne devront pas se contenter de prôner la rupture, ils devront l’incarner.

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