Si puo fare ! (on peut le faire), clamaient les partisans de Walter Vetroni, concurrent malheureux de Silvio Berlusconi. « Yes, we can » (oui, nous pouvons), tel est le slogan de Barak Obama. « Ensemble, tout est possible » nous promettait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne. Pourquoi cette insistance sur la possibilité de faire quelque chose quand on brigue les suffrages de ses concitoyens ? N’est-il pas évident que vouloir être élu, briguer une responsabilité, c’est se sentir capable d’agir ? Hélas, les peuples instruits par l’expérience, non seulement ne croient plus aux promesses des élus mais ne pensent même plus qu’ils peuvent faire quoi que ce soit. Ils les croyaient capables du pire, ils les savent maintenant impuissants. C’est pourquoi ceux-ci trouvent déjà très audacieux de d’affirmer qu’ils peuvent faire, sans dire quoi. On remarquera que cette affirmation du possible est plutôt le fait de candidats de gauche. Mais au fait, qui est le plus à gauche ? Sarkozy qui veut sauver Gandrange ou Jospin qui a dit que l’Etat ne peut pas tout ?

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