La rédaction politique de VA déjeunait hier avec François Bayrou. Je sais bien que ce que je vais écrire va heurter plusieurs d’entre vous, qu’hérisse son positionnement « ni droite ni gauche », qui, dans la pratique, fait (trop) souvent le jeu de la gauche, mais j’ai trouvé le personnage extrêmement attachant. J’avais déjà eu l’occasion de déjeuner et d’interviewer Bayrou, mais c’était avant son « grand saut » de la présidentielle. Retors, calculateur et ambitieux, Bayrou l’est évidemment comme tous les fauves de la politique, mais l’homme est aussi, je crois, sincère et courageux : « Si j’avais voulu être ministre, nous a-t-il confié, c’était simple… ». Ne niant pas ses difficultés actuelles – « Je reconnais, s’est-il à plusieurs reprises moqué de lui-même, que le chemin que j’ai choisi n’est pas le plus facile… » - le personnage, quoi qu’on pense de ses idées, possède les trois qualités qui font, selon moi, l’homme de droite : le panache, l’amour de sa terre, et la passion de l’Histoire. Quel dommage que, de droite, il ne le soit plus !

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