Dossier d'actualité

mercredi, 01/09/2010
Par Valentin Goux

Dominique Strauss-KahnÀ la fois absent et omniprésent, Dominique Strauss-Kahn laisse planer son ombre sur un Parti socialiste regonflé à bloc par les déboires de la majorité. Au risque de laisser Martine Aubry s’imposer comme la candidate naturelle.

Pour un peu, on jurerait que ceux-là se sont toujours aimés, que rien ni personne n’a jamais entamé leur belle fraternité, que tout a toujours été idéal politique, lendemains qui chantent et dévouement, uniquement. Et les belles images de se succéder pour les caméras, tout en embrassades, en mains serrées. Deux ans après le sinistre congrès de Reims, ses haines recuites, ses combats de coqs et ses négociations mesquines, tout est oublié, tout est pardonné. Ségolène Royal ouvre les universités d’été, Martine Aubry les ferme, et les deux dames s’envoient pendant quarante-huit heures des fleurs dans leurs discours – des roses de préférence –, chacune louant à l’envi les vertus régionales, municipales ou nationales de l’autre.

Un an après l’échappée solitaire de Vincent Peillon à la tête de son “rassemblement social, écologique et démocrate”, dans lequel il s’affichait ostensiblement aux côtés de Marielle de Sarnez pour promouvoir l’alliance au centre contre l’avis de la direction du PS, le député européen tombe presque lui aussi dans les bras de la première secrétaire, posant avec elle pour les pho­tographes. Finies les ma­nœuvres de courant, les engueulades et les déclarations assassines. D’ailleurs les petites phrases, c’est bien simple, à en croire les hiérarques socialistes, elles n’ont quasiment jamais existé. Presque une invention des médias ! Pendant trois jours d’université d’été, ils l’ont dit, répété, rabâché devant les journalistes : « Il n’y a pas de drame. Désolé, on sait que ça vous aurait fait plaisir. »

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Politique

jeudi, 02/09/2010
Par Eric Branca

Gestes envers les classes moyennes et le monde rural dans le cadre du plan de rigueur ; réconciliation symbolique avec Chirac… Avant l’affrontement sur les retraites, l’Élysée ne veut plus disperser ses forces.

Remaniement ou non, changement de premier ministre ou pas, Nicolas Sarkozy sait qu’il a besoin de toute son énergie pour entamer la dernière ligne droite de son quinquennat. Celle-ci s’ouvrant symboliquement la se­maine prochaine par l’épreuve de force sur la réforme des retraites, le temps pressait : face à une offensive annoncée, il n’est jamais bon de multiplier les fronts.

On l’a compris depuis l’échec de la réforme Devaquet de 1986 sur la sélection à l’entrée de l’université : jeter la jeunesse dans la rue est une crainte récurrente de la droite. Plutôt que de risquer une jonction, même hypothétique, des étudiants et des lycéens avec la gauche politique et syndicale qui a promis de défiler, le 7 septembre, dans les rues des grandes villes, le président de la République a décidé de défalquer de son plan de rigueur une mesure en forme de chiffon rouge qui risquait de lui aliéner des soutiens jusque dans son propre camp : la fin du cumul de ­l’aide au logement versée aux étudiants et de la demi-part fiscale supplémentaire accordée aux parents qui subviennent aux besoins d’un enfant majeur poursuivant des études.

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jeudi, 02/09/2010
Par Gilles Gaetner

Quand le feuilleton Bettencourt-Woerth s’arrêtera-t-il ? Di­man­che, le conseil de l’action­naire principale de L’Oréal, Me Georges Kiejman, annonçait que François-Marie Banier n’était plus le légataire universel de Liliane Bettencourt… « Elle lui a assez donné », a résumé l’avocat. Au même moment, par un de ces hasards dont on se demande s’ils sont vraiment fortuits, le Journal du dimanche révélait qu’un nouveau front judiciaire menaçait Éric Woerth : celui de la Cour de justice de la République.

Pourquoi aujourd’hui, alors qu’une enquête préliminaire est en cours et qu’aucune information judiciaire n’a été ouverte par le procureur de Nan­terre Philippe Courroye ? C’est très simple. Profitant de la loi du 23 novembre 1993 qui permet à tout particulier qui s’estimerait lésé par une décision – ou son absence – d’un ministre en exercice de saisir la CJR, l’avocate Corinne Lepage a alerté le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal – qui est également procureur général près la CJR – sur les agissements présumés répréhensibles de l’ancien minis­tre du Budget.

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Société

jeudi, 02/09/2010
Par Fabrice Madouas

En remplaçant le récit chronologique par l’étude de documents, l’école a fait fausse route. Il faut revoir l’enseignement de l’histoire.

L’intelligence de l’enfant se nourrit d’imagination, pas seulement de concepts et de notions. C’est parce qu’il est persuadé qu’on ne peut pas enseigner l’histoire et la faire aimer à ses élèves sans avoir le goût du récit et la passion des hom­mes qui l’ont faite que Pierre Lunel a écrit la Manufacture des ânes. Agrégé de droit romain, ancien président de l’université Paris-VIII-Vincennes, il fut aussi délégué interministériel à l’orientation : l’Éducation nationale n’a pas de secrets pour lui, et c’est avec lucidité qu’il en expose les errements sans céder au découragement.

Il y a dans cet ouvrage ce qu’il faut d’érudition joyeuse et d’esprit français pour ne pas désespérer. « Les Français sont attachés à l’histoire. Viscéralement. […] Au même titre d’ailleurs qu’ils ont le goût des belles lettres, cette autre composante de l’“identité nationale” : on est français parce que l’on sait écrire, on est français parce que l’on aime l’histoire. Telles sont les deux mamelles de l’“esprit hexagonal”. »

D’où vient alors que l’Éducation nationale semble s’acharner contre ce qu’il est coutume d’appeler les “hu­manités” ?

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jeudi, 02/09/2010
Par Mickael Fonton

Notre but est de produire des données scientifiques. Nos agresseurs agissent sur la foi d’une conviction politique. Mais en attaquant la science au nom de la société, ils n’ont rendu service ni à la science ni à la société. La présidente de l’Institut national de recherche agronomique, Marion Guillou, a réagi fermement à la destruction d’une parcelle expérimentale à Colmar, le 15 août.

Ce jour-là, à 5 heures du matin, une soixantaine de “faucheurs volontaires” ont arraché soixante-dix plants de vigne transgénique après avoir découpé à la pince la clôture entourant la parcelle. En septembre 2009, un agresseur isolé avait déjà causé des dommages, mais les travaux avaient pu être poursuivis. Cette fois, les dégâts sont trop importants. « L’attaque a été quasiment chirurgicale, observe Jean-François Launay, directeur de la communication de l’Inra. En raison de la transparence qui nous est imposée, les agresseurs n’avaient eu aucune peine à se procurer tous les détails nécessaires à leur action. »

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Monde

jeudi, 02/09/2010
Par Caroline Bruneau

La hausse de la croissance est incontestable mais Angela Merkel peine à tenir sa coalition et à refaire surface.

Avec une croissance retrouvée de 2,2 % au deuxième tri­mestre par rapport au précédent, Angela Merkel entrevoit une très sérieuse embellie économique qui lui permet même d’encourager le patronat à accorder des hausses salariales. Même si la reprise est encore fragile, la chancelière est bien décidée à en profiter, moins d’un an après le renouvellement de son mandat à la tête du pays, pour remettre de l’ordre dans son équipe gouvernementale et sa coalition, plutôt brouillonnes.

La croissance actuelle devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année, avec un chômage retombé à moins de 8 % de la population active. Les exportations au beau fixe tirent le produit intérieur brut, qui devrait progresser de 3 %. On rencontre en Allemagne des entrepreneurs à la recherche de main-d’œuvre qualifiée et un ministère des Finances obligé de corriger son plan de rigueur à cause de rentrées fiscales inespérées…

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jeudi, 02/09/2010
Par Nathalie Harel

Dany YatomRencontre, à Tel-Aviv, avec Dany Yatom, l’ancien chef des espions israéliens. Son livre de souvenirs dévoile certains dessous de l’histoire récente.

Auteur de Dans le secret de la Sayeret Matkal [une unité d’élite de Tsahal utilisée par le Mossad], un pavé de 400 pages (bientôt traduit en anglais), Dany Yatom lève le voile sur différentes affaires sensibles qui défrayèrent la chronique de la guerre secrète entre Israéliens et Palestiniens ou les coulisses des négociations israélo-syriennes à la fin des années 1990, au cours desquelles Nétanyahou (aujourd’hui premier ministre) aurait accepté, via son émissaire Ron Lauder, de restituer le Golan en échange d’une paix avec Damas.

Yatom n’est pas le premier patron du Mossad à écrire ses Mémoires. En 2006, Ephraim Halevy, neuvième directeur des services secrets israéliens, s’était déjà livré à l’exercice. Mais aucun responsable de “l’Institution” ne peut se prévaloir de son parcours exceptionnel. Ex-secrétaire militaire de Yitzhak Rabin et de Shimon Peres, patron du Mossad de 1996 à 1998, durant le premier mandat de Benyamin Nétanyahou, Yatom fut le chef de cabinet d’Ehud Barak puis député travailliste à la Knesset avant de se retirer de la vie politique en 2007. Notre correspondante a pu le rencontrer.

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Économie

jeudi, 02/09/2010
Par Marie de Greef-Madelin

Incendies en Russie, canicule à l’Est, inondations au Canada… les conditions météorologiques extrêmes de l’été conduisent à une flambée des prix du blé. Les paysans français en profitent. Les spéculateurs internationaux plus encore.

Du jamais-vu depuis 1973, l’ère Nixon : en juillet, les cours du blé coté à Chicago ont bondi de 38 %. À Paris, l’épi négocié sur Euronext s’est hissé à plus de 230 euros la tonne, soit une hausse de 60 % en quatre semaines, avant de revenir à 215. Les incendies qui ont frappé cet été la Russie, l’un des plus gros producteurs mondiaux de céréales, sont à l’origine de cette flambée. L’agriculture du pays est considérablement affaiblie. Un quart de la surface céréalière russe a été détruit. Jour après jour, le vice-ministre de l’Agriculture, Alexandre Beliaev, revoit à la baisse les estimations de production pour l’année. Ramenée dans un premier temps de 95 à 85 millions de tonnes, la production céréalière dépasserait finalement à peine 60 millions de tonnes, 40 % de moins que l’an dernier – la pire récolte depuis un demi-siècle. Si bien que le gouvernement a décidé dans l’urgence un embargo sur toutes ses exportations de céréales, au moins jusqu’à la fin de l’année.

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jeudi, 02/09/2010
Par David Victoroff

Le ministre de l’Industrie Christian Estrosi poursuit sa croisade pour revivifier l’industrie française amorcée avec les états généraux. Mardi dernier, il présentait à Bercy, devant les présidents des fédérations industrielles, l’Observatoire du “fabriqué en France”. Il s’agit d’un outil statistique permettant de mesurer l’évolution de la valeur ajoutée produite sur le sol français. L’Observatoire s’appuie sur trois indicateurs qui, a promis le ministre, seront toujours calculés sur les mêmes bases afin de permettre des comparaisons dans le temps : la part française des produits fabriqués en France, la production nationale rapportée au marché intérieur et la part des produits fabriqués en France dans le marché intérieur.

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Culture

L’esprit français : 8. Le souci de l'universel


jeudi, 02/09/2010

Par Philippe Barthelet

Bernard Kouchner et son sac de riz en Somalie, en 1992Le préjugé universaliste selon lequel nous sommes persuadés d’avoir un rôle d’exemplarité pour le monde est lié à notre certitude que le monde a les yeux rivés sur nous.

On connaît l’apostrophe attribuée à Shakespeare et quasi passée en proverbe : « Voilà bien les Français : ils tournent à tout vent. » Révérence gardée au grand Will, on pourrait répondre que voilà bien les Anglais : ils sont si enfoncés en eux-mêmes qu’ils ne se rendent pas compte que le vent souffle (ce qui, entre parenthèses, leur a permis de gagner la Seconde Guerre mondiale, et nous avec eux : alors que nous jetions le manche après la cognée en demandant l’armistice dès la fin de la première bataille, eux ne voulaient pas comprendre qu’ils étaient battus ; c’est ainsi qu’ils ne le furent pas, et que la France, par une ironie dont l’Histoire est friande, doit une fière chandelle à leur stiffness*.)

Cette incompréhension de tout ce qui n’est pas eux n’est pas nouvelle, mais c’est vraiment ne rien comprendre aux Français que de les supposer volatils, erreur de jugement qui se fonde sur une illusion d’optique : les Français se moquent bien de suivre le vent ; ce qu’ils veulent, c’est tenir la rose des vents tout entière, être partout simultanément sans cesser d’être chez eux.

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Agrippa l’inconnu


jeudi, 02/09/2010

Par Philippe Barthelet

Jeune, savant, bien fait de sa personne, traînant tous les coeurs après soi et ne dédaignant pas d’en jouer, ambitieux, fier, batailleur, sûr de ses dons, de sa science et d’être un esprit de la volée de Pic de La Mirandole son précurseur et d’Érasme son correspondant, ainsi apparut, il y a cinq siècles, Henri Corneille Agrippa de Nettesheim dans la ville impériale de Dole, capitale du comté palatin de Bourgogne, où cet Allemand de 23 ans venait prendre possession de la chaire de théologie que l’université lui attribuait.

Ainsi commence cette enquête, érudite et passionnante, sur un philosophe inconnu (oublié, plutôt, et diffamé avec soin). L’auteur, psychologue clinicien de métier et philosophe de formation, s’est fait libraire pour l’amour des livres et la haine du désert culturel qui s’étend en province, puis libraire-éditeur, à l’ancienne, pour publier les auteurs qu’il aime, l’année dernière des introuvables de Nodier, aujourd’hui ce livre, fruit de vingt ans de patientes investigations, comme une réparation à l’une des plus grandes figures de l’humanisme renaissant, et sans doute la plus mystérieuse

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Histoire

jeudi, 26/08/2010
Par Frédéric Valloire

Teutoburg : une bataille quasi inconnue en France, dont les conséquences furent capitales pour l’histoire de l’Allemagne et de l’Europe.

Le 15 mai 2009, à Kalkriese, petit village situé à une vingtaine de kilomètres au nordest d’Osnabrück (Basse-Saxe), la chancelière Angela Merkel inaugurait un nouveau musée et un parc archéologique, celui de la “bataille de Varus”. En quelques mois, celui-ci accueillait plus de 200 000 visiteurs. La chancelière célébrait ainsi le 2 000e anniversaire d’une bataille quasi inconnue en France, celle de Teutoburg. Ses conséquences furent pourtant capitales pour l’histoire de l’Allemagne et de l’Europe.

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jeudi, 26/08/2010
Par Frédéric Valloire

Mémoires et voyages, de Maurice Beniowski
Le Cap
, de Dirk Van der Cruysse
Images du Siège de Paris
, de Jean Baronnet
Le sacrifice du soir
, de Jean de Viguerie
Celebriti
, de Romain Brethes et Laure de Chantal

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Loisirs

jeudi, 26/08/2010
Par Jacques Tiano

Dans la cour d’un palais en déshérence, un groupe de musiciens cubains égrène les tubes inoxydables du Buena Vista Social Club. L’assistance, très métissée, entonne les refrains et esquisse quelques pas de salsa. Les Cubains ont succédé à un chanteur sénégalais en duo avec l’étoile montante de la variété vietnamienne.

Nous sommes au coeur du Festival international de Hué, ancienne capitale du Viêtnam impérial, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, qui se dévoile comme un poème architectural.

Ici, les spectacles stimulent les vieilles pierres et inversement. Les uns et les autres sont intimement mêlés dans la ferveur populaire. Ce n’est donc pas la qualité artistique qui fait la force de cet événement, mais la manière dont ces spectacles enchantent les sites, stimulent l’imaginaire collectif et font resurgir du passé les soubresauts de l’Histoire.

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jeudi, 26/08/2010
Par Marie Thérèse Ferracci

La discrétion légendaire de la famille Opinel a dû souffrir un peu mais les 120 ans du célèbre couteau savoyard ne sont pas passés inaperçus. Une exposition, ouverte jusqu’au 19 septembre à l’ancien évêché de Saint-Jean-de-Maurienne, retrace l’épopée familiale et régionale de l’une des marques françaises les plus connues dans le monde.

Cette exposition veut consacrer le succès d’une fabrication 100 % française, à la qualité irréprochable et accessible à tous en raison d’un prix modique (moins de 10 euros dans sa version la plus courante).

Une centaine de personnes travaillent encore dans les usines d’Albiez-le-Vieux, près de Saint-Jean-de-Maurienne et de Chambéry, pour produire trois millions de pièces par an dont près de la moitié sont exportées dans quatre-vingts pays. Après l’Italie, la Suisse, l’Espagne et toute l’Europe, où il fut présent très tôt comme en témoigne sa participation en 1911 à l’exposition alpine de Turin, Opinel a fait plus récemment d’intéressantes percées au Japon, aux États-Unis et dans les pays du nord de l’Europe, notamment avec des collections de couteaux pour la cuisine et la table. « À la clientèle traditionnelle, plutôt masculine, rurale et âgée, est venue ainsi s’ajouter une clientèle plus féminine, plus jeune et urbaine », nous explique Luc Simon, directeur commercial et marketing.

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