George Bush a raison : le président colombien Uribe est un « homme fort ». C’est à lui, et à sa stratégie que l’on doit la libération d’Ingrid Betancourt (ce qu’elle-même a reconnu). Seul contre tous, ou presque, Uribe a refusé, dès le départ, toute compromission avec les terroristes communistes et narco-trafiquants des FARC.
J’ai regretté, pour ma part, que Nicolas Sarkozy se soit adressé à deux reprises, et solennellement, à leur chef en l’appelant « Monsieur Marulenda » - on n’appelle pas « Monsieur » un homme qui kidnappe, torture et tue (Marulenda n’a d’ailleurs même pas pris le peine de lui répondre !).
Uribe a agi, mieux qu’en « homme fort », en chef d’Etat responsable, indifférent à une opinion publique poussant, par sentimentalisme et ignorance des enjeux, au « dialogue » avec les terroristes (dont on apprend aujourd’hui qu’ils étaient aidés par Hugo Chavez, reçu en grande pompe à l’Elysée !). Uribe a pris un risque considérable : pour Ingrid, sûrement, mais aussi pour lui-même : combien il lui aurait été plus facile de « tendre la main », lui aussi ; que n’aurait-on dit si l’opération commando – magnifique ! – de ses troupes avaient échoué ? Mais il a tenu bon. Et il a gagné.
Au-delà du cas d’Ingrid Betancourt – symbole, par ailleurs, avec sa famille, d’un infini courage et d’une foi ardente – sa détermination à toute épreuve doit servir d’exemple à l’ensemble des gouvernants. Y compris en France…

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