L’inflation, aux dires de l’Insee, a atteint son plus haut niveau depuis dix-sept ans. Cependant, le nouvel iPhone, le téléphone portable de Apple, a vu son prix chuter de moitié par rapport au modèle précédent, bien que plus performant. Certes, on ne se nourrit pas avec des téléphones portables pas plus qu’on alimente avec eux les moteurs des automobiles. L’envolée du prix de l’essence qui incite les Français à moins rouler, peut diminuer l’utilisation du téléphone portable au volant, malgré la baisse du prix de l’iPhone. Reste que l’évolution des prix est toujours aussi difficile à mesurer. D’un côté, la prolifération d’offres quasi gratuites, dont l’Internet, l’effondrement des coûts des produits technologiques, de l’autre l’augmentation de tous les biens de première nécessité. L’accès au virtuel est de moins en moins coûteux tandis que le réel devient exorbitant. Il n’est pas sûr que le solde, qui pourrait former l’indice du bonheur préconisé par le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, soit positif.

 Suivre le fil de cette discussion par RSS