Avant d’être un succès pour l’opposition, ce scrutin régional signe d’abord l’échec de l’UMP. Qui doit impérativement redresser la barre. Avant qu’il ne soit trop tard…
Certes, l’abstention n’est pas un vote sanction. Certes encore, une élection n’est jamais jouée avant le second tour. Certes, enfin, les scrutins de mi-mandat sont toujours ardus pour la majorité. Surtout en période de crise.
Il n’empêche, aucun des objectifs poursuivis par l’UMP n’a été atteint : ses listes uniques ne lui ont pas permis de pointer en tête ; ses ministres candidats ne sont pas parvenus à inverser la tendance ; l’ouverture à gauche n’a en rien contrarié le PS, tout en faisant renaître le FN ; enfin, les clins d’oeil répétés aux écologistes n’ont rien rapporté à la majorité,mais ont crédibilisé un parti devenu réservoir à voix du PS. Au sein d’une gauche aujourd’hui majoritaire.
1. Le fiasco des listes uniques
Ce devait être l’arme fatale anti-PS : partout des listes uniques de la majorité rassemblant, dès le premier tour, l’ensemble de ses composantes : UMP de Xavier Bertrand, Nouveau Centre d’Hervé Morin, Progressistes d’Éric Besson, Gauche moderne de Jean- Marie Bockel, Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin, Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et Chasse-Pêche-Nature- Traditions de Frédéric Nihous.
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