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Le plomb et le fusible

La réforme constitutionnelle n’est pas encore adoptée (si tant est qu’elle le soit un jour, vu la fronde qu’elle soulève même à droite), qu’on constate déjà, dans les faits, à quoi mène la présidentialisation du régime façon Sarkozy: la mise en cause de l’autorité présidentielle au moindre accident de parcours parlementaire. Le cafouillage sur les OGM est typique de cette évolution : en d’autres temps, c’est Matignon qui aurait géré, en direct, le vote du texte. Et le premier ministre qui, le cas échéant, aurait été jugé responsable de l’absentéisme des députés de la majorité. Ce n’est pas pour rien qu’au début de la V° République, on comparait le premier ministre à un « fusible », en un temps, où, justement, le passage au 220 volts rendait obsolètes et même dangereux, les plombs utilisés avec le 110. Si l’on a généralisé les fusibles en électricité, c’est parce qu’ils protégent mieux une installation électrique que les plombs d’autrefois qui, en cas de surtension, pouvaient créer des incendies. Aujourd’hui, le fusible de Matignon a été mis hors circuit : et c’est à l’Elysée que les plombs sautent. Le président voulait être tout à la fois : chef de l’Etat, chef de la majorité, chef de l’UMP (qui, fait révélateur, compte encore un vice-président, mais plus de président), et pourquoi pas ministre - le 13 mai, encore, c’est lui, et non Christine Lagarde, qui planchait devant les ouvriers de Yoplait sur la loi de modernisation de l’économie… Résultat des courses : la confusion et partout et l’autorité nulle part. Quant au prestige du chef, dont de Gaulle disait qu’il ne pouvait se concevoir sans distance, et même sans un certain mystère, qui aurait la cruauté d’en chercher la trace ?

Vivent les économies !

Peut-on encore parler de rigueur quand un avion du gouvernement fait la navette entre Paris et la jungle colombienne dans l’attente d’une passagère, Ingrid Betancourt, qui ne vient jamais ? Comment, après cela, reprocher à Christian Estrosi d’utiliser un avion privé pour se rendre à Washington ? Lui, au moins, avait une bonne raison, boire une coupe de champagne avec le président. On pourrait, avant de renvoyer notre avion dans la jungle, utiliser le moyen préconisé par Nicolas Sarkozy pour éviter de déplacer les détenus : organiser une télé conférence avec les Farc pour être tout à fait sûr qu’ils permettront à leur prisonnière illustre d’être à l’heure pour ne pas rater l’avion. Pendant que François Fillon dépense son énergie à éviter que sa secrétaire d’Etat à l’environnement ne soit écharpée par sa majorité pour avoir injurié un ministre et un député, Zapatero lui, travaille. Il va, comme nous l’avions déjà annoncé, supprimer l’ISF au-delà des Pyrénées. Et tout le monde est d’accord. Que d’énergies gaspillées d’un côté, que d’économies de l’autre.

« A quoi sert L’UMP ? A rien ! »

Pas un rendez-vous avec un élu UMP où celui-ci ne vous alerte (sous le sceau de la confidence) : les adhérents UMP rechignent à se réinscrire. Une perte qui pourrait, selon certains, atteindre 80 000 cartes ! Quand on demande : « Pourquoi ? » la réponse est toujours la même : parce que le parti majoritaire donne l’impression de ne plus servir à rien. Absence d’un vrai chef et de lisibilité ont fait des ravages. Craignant que l’UMP (sur lequel il s’était appuyé pour guerroyer contre Chirac et Villepin) ne puisse, un jour, servir les ambitions d’un autre, Sarkozy, comme le résume crûment un député, en a fait un « parti eunuque » : plus de président, mais une addition de secrétaires généraux, de vice-présidents, de délégués généraux et adjoints, tous le petit doigt sur la couture du pantalon ; plus de ligne, de cap, mais un parti devenu exclusivement suiviste, contraint d’applaudir les ministres socialistes de son gouvernement… L’UMP aurait pu - aurait du - être l’aiguillon de l’action présidentielle – réclamer plus de réformes, et plus vite, critiquer, le cas échéant, le choix de certaines têtes de listes imposés par l’Elysée, voire la dérive people du chef de l’Etat, qui a fait battre la droite aux municipale -, mais de cela, rien ! Je suis sûr qu’il est parmi vous des militants UMP, j’aimerai connaître votre avis. Celui des autres aussi, d’ailleurs…

Requiem pour une ouverture défunte

Ce devait être l’arme absolue, l’engin de destruction massive qui devait réduire l’opposition à néant. Troublé, divisé, l’herbe fraîchement coupée sous son pied flageolant, privé d’arguments, de ses ténors (Kouchner au quai d’Orsay, DSK à Washington), de ses penseurs (Attali au rapport) et de ses commères (Benhamou au cabinet), le Parti socialiste, et derrière lui la gauche tout entière, allait être condamné à la zizanie et au silence. Résultat : neuf mois plus tard, l’ouverture accouche d’une magistrale claque électorale, le PS est la principale force politique municipale et départementale, la LCR continue sa montée en puissance, et il n’y a pas jusqu’au PCF qui ne retrouve ses couleurs, le rouge lui étant redescendu du front jusqu’aux joues. Pourtant, au lendemain de ce brillant succès stratégique, l’ouverture à gauche n’a été corrigée par aucune ouverture à droite, Kouchner continue de faire entendre son son de cloche libertaire et humanitariste, et Fadela Amara de “débloquer à donf”… Jusqu’à quand ?

« Trop à droite », comme il dit…

« Nationalisation partielle ou totale des biens de production », « interdiction des licenciements », « réquisition des logements non occupés (même) provisoirement », « régularisation de tous les sans-papiers » : ces propositions sont issues du programme de Lutte Ouvrière, qui, pour la première fois, faisait liste commune avec le PS dans près d’une trentaine de villes aux municipales. Personne, à droite, n’a protesté. Et Jean-Pierre Raffarin, lui, est allé jusqu’à dénoncer la campagne « trop à droite » de l’UMP. Il faut se pincer… Quand donc la droite finira-t-elle d’avoir peur de son ombre ? Et, pour toute nourriture idéologique, de manger son chapeau ?

Droite : ceux qui perdront doivent laisser leur place

En privé, il n’y a pas un élu UMP qui ne prévoit une défaite les 9 et 16 mars. Mais qui se pose la question de l’après ? Prenons l’exemple de Paris, caricature des errements de la droite : doit-on, comme c’est le cas depuis 2001, continuer avec les mêmes et tout recommencer ? Panafieu, Lellouche, Goujon, Goasguen, ça suffit ! S’ils n’ont pas été capable de redresser la droite au cours des sept dernière années, pourquoi continuer de leur confier les responsabilités pour les six prochaines ? Pour espérer rebondir, l’UMP parisienne doit faire sa mue. C'est-à-dire nommer à la tête du groupe UMP au conseil de Paris un nouveau venu, n’ayant jamais trempé dans les guerres de clan et, si possible, candidat dans un arrondissement de gauche. Qu’importe qu’ils soient inconnus du grand public – Délanoë l’était en 2001 -, les prochain responsables locaux de la droite ne devront pas se contenter de prôner la rupture, ils devront l’incarner.

Conversion

« Tous derrière Laurence Parisot » nous dit Michel Rocard, dans Le Monde de jeudi. Et d’expliquer que sans éthique forte, il n’y a pas de capitalisme. Il s’inquiète de voir le capitalisme succomber à l’immoralité. On comprend le dépit de notre ancien premier ministre socialiste et ancien pilier du PSU : à chaque fois qu’il se converti à un système, celui-ci s’effondre. Michel Rocard fut un partisan inconditionnel de l’autogestion et du modèle de la Yougoslavie dont on connaît les succès économiques et démocratiques. Le communisme de Tito et l’Etat multinational étaient couverts de louange par Michel Rocard. Quel dommage que les Croates, les Serbes, les Bosniaques, les Macédoniens et les Kossovars n’aient pas été capables d’apprécier les délices de l’autogestion ! Aujourd’hui, ce sont les mérites du capitalisme éthique que défend Michel Rocard et qu’il situe du côté du Medef. Laurence Parisot devrait s’en inquiéter.

Au secours, la gauche revient !

Regardé, hier soir, à la télévision, l’émission d’Arlette Chabot. Moscovici, par ailleurs brillant, ne cachait pas son optimisme pour les municipales. « Ca se présente bien… », a-t-il répondu, large sourire aux lèvres. Tous ses collègues étant à l’unisson. Ce n’est pas injuste pour la droite qui semble avoir tout fait, ces derniers temps, pour arriver à ce résultat : Kadhafi, hausse des prix, Bruni, Neuilly... Mais c’est aussi et surtout inespéré pour la gauche : voilà un parti en capilotade, sans chef et sans idée, qui se voit offrir une victoire électorale qu’elle ne méritait en rien sur un plateau d’argent. L’idée de voir tous ces caciques socialistes, communistes et Verts hilares sur les plateaux télés, les 9 et 16 mars prochains : voilà, peut-être, de quoi remobiliser les électeurs de droite. Mais celle-ci le mérite-t-elle beaucoup plus que la gauche ?

Capital d’antipathie

Plutôt que de gérer leur popularité, nos gouvernants devraient prendre garde à bien utiliser leur capital d’antipathie. Toutes les réformes suscitent des mécontentements. Mais rien n’est pire qu’une réforme annoncée qui ne se fait pas. On peut penser ce qu’on voudra du rapport Attali, il est vrai qu’il bouscule sérieusement les habitudes et suscite beaucoup de mécontentements. Mais quitte à le publier, il ne faut pas le jeter à la poubelle aussitôt sorti des presses. Car on cumule tous les inconvénients. Les gens ne sont pas contents qu’on ait songé à remettre en question leur rente et rien ne bouge. Les chauffeurs de taxis, les pharmaciens, les notaires sont fâchés et ceux qui espéraient que les choses bougent sont déçus. Pourquoi chercher ailleurs les raisons de la baisse de popularité du président ?

La Chute

Pour expliquer la spectaculaire chute de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy, deux raisons sont généralement avancées : l’exposition embarrassante de sa vie privée, et l’absence de résultat sur le terrain du pouvoir d’achat. A ces deux raisons, qui pèsent certainement leur poids, on oublie à mon sens d’en ajouter deux autres, dont l’une est d’ailleurs contenue dans la seconde. La première est l’effet désastreux produit dans la frange droitière de l’électorat par la proposition de la commission Attali, avalisée par le président, de "relancer" une immigration dont pourtant personne, en dépit des beaux calculs de M. Hortefeux, ne peut croire qu’elle ait été stoppée. Ce qui nous amène à la seconde raison, qui est un léger "déficit", pour être courtois, de cohérence. Moins cartésiens qu’ils ne le furent, les Français le demeurent sans doute suffisamment pour ne pas goûter indéfiniment qu’on leur dise, sur tout sujet, une chose et son contraire : qu’on prétende sauvegarder l’identité nationale tout en "relançant" l’immigration ; qu’on assure avoir entendu leur refus de la Constitution européenne, et qu’on convoque le Parlement pour l’adopter sans leur aval ; qu’on dise vouloir en finir avec mai 68 pour afficher un style de vie qui semble obéir au "jouir sans entraves" de Cohn-Bendit et de ses amis ; qu’on proclame les racines chrétiennes de la France au moment précis où on lance un projet de divorce express et où l’on s’apprête à mettre fin à l’interdiction du travail le dimanche ; qu’on dise vouloir en finir avec la domination intellectuelle de la gauche, et qu’on aille confier la réflexion sur la modernisation de la France au sherpa de François Mitterrand (dont, par les fruits qui furent produits, on peut facilement juger de la qualité des conseils qu’il lui prodigua)… Je m’arrête là, mais nos lecteurs ne manquent sans doute pas d’exemples pour étoffer la liste.

Europe : une Charte très inquiétante

C’est donc aujourd’hui, lundi, que le Parlement se réunit en congrès pour modifier la Constitution. Étape préalable à l’adoption du traité de Lisbonne. Jeudi, tout sera fait : l’Assemblée, puis le Sénat auront ratifié un texte qui reprend pourtant la quasi-totalité des dispositions rejetées par les Français le 29 mai 2005… C’est le cas, notamment, de la Charte des droits fondamentaux, qui s’appliquera dans tous les pays de l’Union européenne. En a-t-on bien mesuré les conséquences ? Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, livre sur le site de son diocèse une analyse de ce texte, remarquable de clarté (www.diocese-frejus-toulon.com). La Charte européenne des droits fondamentaux, écrit-il, présente « une vision relativiste et évolutive des droits de l’homme qui met en cause les principes du droit naturel ». Deux exemples, seulement, des dérives que permet ce texte : la Charte garantit le droit de se marier et de fonder une famille. Mais « elle se garde de spécifier le sexe des conjoints, note Mgr Rey. Elle dissocie explicitement la notion de mariage de celle de famille. Ceci constitue une rupture avec la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée à l’ONU en 1948, laquelle définissait la famille comme l’union d’un homme et d’une femme, et faisait d’elle le socle anthropologique de la société ». Ce texte suscite aussi une grande inquiétude concernant la protection de la vie humaine. Selon la Charte, « toute personne humaine a droit à la vie ». Une proclamation qui exclut, de facto, l’enfant à naître puisque, « selon l’un des derniers avis rendus par le Tribunal européen, “l’enfant à naître n’est pas considéré comme une personne”. L’embryon humain, notamment in vitro, ne bénéficie plus d’une protection pénale. C’est ainsi que la Charte interdit seulement le clonage à but reproductif sans jamais mentionner le clonage embryonnaire à des fins thérapeutiques. Il s’agit, là encore, d’un net recul (…) par rapport à la Convention de biomédecine du Conseil de l’Europe adopté en 1997, qui précisait “qu’est interdite toute intervention ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain, vivant ou mort... ”. » On n’attend pas de tous nos parlementaires qu’ils aient l’acuité de Mgr Rey. Simplement qu’ils fassent l’effort de lire son analyse avant de se prononcer. En conscience.

Une « ouverture » pour rien…

A ceux qui, comme moi, doutaient depuis le début des vertus – et surtout de l’utilité politique - de l’ouverture, les « stratèges » de l’UMP répondaient : « Vous ne comprenez rien ! En brouillant le lignes, l’ouverture va torpiller la gauche ». Maintenant que Sarkozy décroche dans les sondages, toutes les études d’opinion le démontrent : après avoir été, c’est vrai, un peu « troublés » au début, les électeurs de gauche s’apprêtent à voter… à gauche ! Quant aux électeurs de droite, ils sont de plus en plus nombreux à réclamer, eux, un retour aux fondamentaux de… droite. Et voilà qu’on nous annonce qu’à l’issue des municipales, et quelque soit le résultat, il y aura un « remaniement » avec encore plus de ministres d’« ouverture » ! Bref, plus on déçoit à droite, plus on ouvre à gauche… Vous y comprenez quelque chose, vous ?

Retour de l’impôt mania

Après le modeste « paquet fiscal » tant critiqué par la gauche pour ne profiter qu’aux riches, le gouvernement renoue avec les bonnes vieilles habitudes : un problème, un impôt. Pour rendre les chaines de télévision publiques encore plus ennuyeuses, il est question de supprimer la pub et de remplacer cette ressource par un impôt sur les abonnements Internet et sur les téléphones mobiles. Etrange façon d’encourager l’économie numérique, paraît-il une priorité pour l’avenir. On a déjà pénalisé les familles nombreuses avec l’éco-taxe parce que leurs grosses voitures polluent plus que les minis. Voilà maintenant que l’Etat envisage une taxe sur les hôtels de luxes pour financer l’entretien du patrimoine. Etrange manière d’encourager le tourisme ! Les riches Mécènes qui viennent visiter le château de Versailles qu’ils ont sauvé par leurs dons devront payer deux fois. Le concours Lépine de la fiscalité est ouvert : une visite gratuite à Bercy pour celui qui trouvera la taxe la plus contre-productive !

Les prises d’otage du président

Décidément, Nicolas Sarkozy , et son porte-plume, Henri Guaino, ne reculent devant rien. A l’ahurissement des téléspectateurs de la cérémonie des vœux et de la conférence de presse du 8 janvier, le président, champion sans rival de la prestidigitation, a sorti de son chapeau un magnifique lapin baptisé « politique de civilisation ». A l’entendre marteler avec assurance ce mot ronflant, et citer avec aplomb le sociologue Edgar Morin, son inventeur, on imaginait une familiarité de longue date avec l’auteur, vétéran de la sociologie, et auteur d’une quarantaine de livres, dont la lecture s’avère nettement plus ardue que celle des romans de Marc Lévy. Il est peu probable que l’homme pressé qu’est Nicolas Sarkozy ait eu le loisir de se plonger dans l’ œuvre abondante d’Edgar Morin. Sans doute Henri Guaino l’a-t-il fait pour lui. Avec le talent d’assimilation qui est le sien, le président a bien appris la fiche qui lui a été remise. Le hic est qu’il est pour le moins curieux d’entendre le champion du libéralisme et l’enterreur des 35 h reprendre à son compte la diatribe anti-libérale de l’homme de gauche qu’est depuis plus d’un demi siècle E Morin et ses anathèmes sur la superstition de la croissance ! Le mentor malgré lui du président, dont les prises de position anti-Bush et anti politique de l’immigration sont connues, est resté pour le moins dubitatif devant cette récupération osée. Avec fair-play, il a reconnu tout de même les formidables qualités de stratège et de communicateur du président : par la grâce d’une formule, Nicolas Sarkozy a réussi sa manœuvre de diversion : occuper la presse et le public, et escamoter le problème de la relance et du pouvoir d’achat.

Rencontre avec des députés (très) inquiets…

Dans le cadre d’un « papier » que je prépare pour la semaine prochaine sur François Fillon (dont la discrétion et la constance tranchent positivement, dans l’opinion, avec la peopolisation et le sur-régime sarkozystes), j’ai rencontré plusieurs députés UMP que je connais bien. Beaucoup, c’est nouveau, sont inquiets. Même parmi les plus fervents disciples du président.

Trois reproches principaux lui sont faits : 1°) « L’étalage » d’une vie privée qui semble prendre le pas sur tout le reste : « Sur le terrain, je sens biens que ça décroche, me dit l’un d’eux. Les Français ont l’impression que Sarkozy ne s’intéresse plus à eux ». 2°) L’absence de résultats en matière de pouvoir d’achat : « Les Français l’ont élu parce qu’ils étaient impatients. Maintenant, il leur dit d’attendre… Alors ils commencent à dire : « Finalement, il est comme les autres… Tous pareil… » » 3°) L’ouverture brouille les cartes à gauche, mais aussi à droite : « Beaucoup d’électeurs nous disent : « A quoi ça sert de voter à droite si c’est pour avoir des ministres de gauche, qui eux-mêmes continuent de voter à gauche… »

Sarkozy a fait du « changement de style » présidentiel sa priorité : il a rajeuni et dynamisé la fonction. Il a fait – un peu - dans – beaucoup – de directions. Mais sur quelle « grande réforme » peut-il s’appuyer pour faire espérer aux Français une vraie amélioration de leur situation ? Où est la réforme de « rupture » capable de changer la donner ?

Reagan, sitôt élu, s’était entouré d’une équipe de libéraux très à droite et avait fait voter une baisse d’impôts généralisée de 30 %. Si même les députés UMP commencent à douter… Pour l’instant en « off ». Mais chez certains l’inquiétude confine au reproche. Pour être très franc, je les comprends…

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