La gauche se compose autour de Strauss-Kahn, la droite se décompose autour de Sarkozy. C’est bien tout le problème : l’une progresse et l’autre recule, quoi qu’on pense des candidats.
Facit indignatio versum : on sait depuis Juvénal que l’indignation est une bonne maîtresse d’écriture ; à défaut de vers, elle peut inciter à cette Lettre ouverte à Régis Debray où Paul-Marie Coûteaux tient la gageure de confondre son destinataire sans jamais se départir de la plus incisive courtoisie.
Alain Minc est réglé comme une horloge. Il ne carillonne pas. Il ne sonne pas les heures. Il surgit simplement, à date régulière, sur les écrans et les ondes, pour annoncer la nouvelle : il a écrit un livre. Ou recopié celui d’un autre.
Il est de plus en plus probable que nous revivions, d’ici à quelques mois, une nouvelle crise beaucoup plus grave que celle de 2008. Nul besoin, en effet, d’être un “expert” en économie pour constater que les dérives qui ont débouché sur le krach de 2008 n’ont pas été éradiquées mais qu’elles se sont amplifiées.
Personne ne doute aujourd’hui du péril extrême que fait courir pour la paix ce foyer d’intolérance et de corruption qu’est devenu l’Iran d’Ahmadinejad.
Les Français ont le blues mais ils ne savent pas trop sur quelle mélodie le chanter. Les syndicats vont leur seriner comme à chaque rentrée les rengaines d’usage sur la “casse sociale”, c’est une coutume, presque un folklore, pour ne pas dire un vide-grenier.
Il y a souvent plusieurs explications à une même décision politique. On a dit que le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy était un moyen de reprendre l’initiative, d’occuper l’espace médiatique et d’afficher une détermination.
La distribution de postes gouvernementaux à des personnalités de gauche n’a jamais été la tasse de thé de Valeurs actuelles (cf. notre couverture du 4 juin 2009 « L’ouverture est suicidaire pour la droite »).
Nicolas Sarkozy a joué gros, fin juillet à Grenoble, en menaçant de « déchéance de la nationalité » les Français « d’origine étrangère » qui pratiqueraient la polygamie ou agresseraient des policiers.
Vous l’avez remarqué, la campagne présidentielle de 2012 a commencé : les Verts ont choisi Eva Joly, les socialistes piaffent, Hervé Morin se tâte… Que c’est court, un quinquennat ! Nicolas Sarkozy est le premier à en faire l’expérience.
Les socialistes allaient très mal. Souvenons-nous. Il y a trois ans, le Parti socialiste perdait l’élection présidentielle. Comme ils l’ont toujours perdue, Mitterrand excepté.
L’opération “Liberté de l’Irak” déclenchée par George Bush le 19 mars 2003 est achevée. Place à “Aube nouvelle”. Barack Obama a confirmé ce 31 août le départ massif du contingent américain et la réorientation de l’opération, désormais confiée aux Affaires étrangères.
Non, mon cousin, je n’étais pas à La Rochelle ! D’importantes affaires à régler m’ont empêché d’assister à cette symphonie de sourires, de propos bienveillants, de délicatesses affichées.
Nicolas Sarkozy est rentré de bonne humeur. Arrivé à l’Élysée mardi soir pour présider le Conseil des ministres du lendemain, il est « très satisfait » de son été, dit le ministre de l’Intérieur, son ami Brice Hortefeux. Durant les trois semaines de détente qu’il s’est accordées, rien n’est venu le rappeler d’urgence à Paris.
Benoît XVI, nous dit-on, aurait rappelé à l’ordre le gouvernement français sur sa politique à l’égard des Roms. En réalité, les propos du pape étaient – comme d’habitude – sensiblement plus subtils que ce qu’en ont dit nos médias. Il a invité dimanche son auditoire à « savoir accueillir les légitimes diversités humaines, à la suite de Jésus venu rassembler les hommes de toute nation et de toute langue ».
Alors que Nicolas Sarkozy réunit au fort de Brégançon son premier ministre, sa ministre de l’Économie et son ministre du Budget pour réduire d’urgence la dépense publique afin d’apaiser ces nouveaux ogres que sont les agences de notation, je reçois d’une lectrice la lettre, datée de décembre 1786, d’un libraire parisien à son frère. Louis XVI s’apprêtait alors à réunir des l’Assemblée des notables pour examiner le montant vertigineux de la dette publique.
Chacun a pu repérer la dernière trouvaille sarkozyenne de l’été. Des vols pour les voleurs. Des charters pour les Roms. Le point d’orgue du délire a été atteint par Pierre Lellouche le 26 juillet. Le secrétaire d’État aux Affaires européennes a carrément menacé la Roumanie d’empêcher son adhésion à l’espace Schengen, prévue pour 2011, si elle ne gardait pas ses Roms.
Au train où vont les comparaisons visant à diaboliser Sarkozy, les fantômes de Pétain et de Hitler n’y suffiront bientôt plus. On rigolerait d’amalgames aussi grotesques s’ils ne tendaient à réhabiliter, par ricochet, des régimes détestables dans les inconscients populaires. Car enfin, si le discours de Sarkozy sur la délinquance relève du nazisme, on en déduit au Café du commerce que l’appellation n’a rien d’infamant.
Une lectrice de Criel-sur-Mer veut bien nous faire le témoin de ses perplexités tarologiques : elle se demande pourquoi l’on appelle “chien” le talon de six cartes non distribuées. Nous lui répondrons sans barguigner que nous n’en savons rien, et pas davantage les dictionnaires que nous avons consultés : ou bien ils ne mentionnent pas ce “chien”-là (c’est le cas de la plupart, jusqu’à Littré et Pierre Larousse), ou bien s’ils le mentionnent, comme le Grand Robert, ils ne se risquent pas à en proposer une étymologie.
Ainsi, mon cousin, en s’en prenant à des voleurs de poules Martial Kropoly serait un autre Gengis Khan, un tyran sanguinaire sans scrupule ni pitié, un affreux cynique qui aurait en tête de plaire à son électorat pour gagner les élections ? Les juges et les avocats, les gazetiers et les comédiens, les jacobins et les orléanistes, un curé, un évêque s’épongent le front devant tant de violence.
Commentaires récents
il y a 1 heure 6 min
il y a 1 heure 22 min
il y a 1 heure 31 min
il y a 3 heures 15 min
il y a 3 heures 34 min
il y a 4 heures 7 min
il y a 4 heures 27 min
il y a 4 heures 40 min
il y a 4 heures 47 min
il y a 6 heures 4 sec